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Archive pour octobre 2017

GRRRRRRRRRR

Dimanche 22 octobre 2017

S’il a des griefs à faire valoir

S’il n’est pas heureux tout à fait

C’est à la maison qu’il doit voir

Comment changer certains effets…

Celui qui fait corriger ses fautes

Par la matrone d’un autre pays

Au lieu de rester dans ses bottes

De penser d’abord à sa patrie,

Celui qui jette aux ordures

Un grand soldat un serviteur

Pour se bâtir une image dure

Alors qu’il n’est qu’un moins pire qu’ailleurs.

Celui qui croit qu’un travailleur

Doit avoir des cals au cerveau

Qu’il doit se taire courir ailleurs

Quand le patron le jette à l’eau,

Celui qui insulte les pauvres

Les gens de rien,les fainéants

Les illéttrés, les mécréants

Qui mettraient le bordel à l’oeuvre…

Celui qui critique sa famille

Alors qu’il est à l’étranger…

Mériterait qu’on le fusille

Qu’on l’enchaîne sur un bûcher.

CHASSEURS

Vendredi 20 octobre 2017

Ils ont placé des panneaux

« Chasse en cours soyez prudents »

Même sur mon vieux râteau…

Naguère n’aurais point été content…

Mais si les porteurs de flingues

Chassent bien loin les Ysengrins

Sils font tomber cette peur dingue

De trouver veaux et poulains

Egorgés

Eviscérés

Sur le parc abandonnés

Je ne vais pas protester:

Ils assurent ma sécurité.

C’est vrai, parfois, ils tuent des bêtes

Mais moins que cette calamité

Qui, en meute, se fait la fête

A éventrer

Biches et bébés.

Que ceux qui adorent le loup

Près de chez eux, le gardent bien,

Nous n’en voulons pas chez nous

Qu’il aille se repaître de leurs chiens!

En visite d’études

Jeudi 19 octobre 2017

Il faisait une chaleur de forge

Je me sentais bien fatigué

La soif déssèchait ma gorge

Le sommeil risquait de s’annoncer

Je cherchais une aire large

Où me garer pour un moment.

J’avais peut-être un peu de marge

Mais mieux valait être prudent.

Un car était là, déversant

Plein d’étudiants en visite

Dans le village de Pont en Royans.

Pour prendre des notes sur le site

Ils avaient tous leur calepin.

Mon coeur bondit et très vite

Je me trouvai sur le terrain.

« Je vais vous faire une leçon

Non! Non! Pas de géologie

Je vais vous dire à ma façon

Quelques notions de géographie ».

La prof, un peu surprise

Resta un instant dans la suspicion

Mais quand la décision fut prise

Elle joua le jeu de l’attention.

Mon radotage, dans les sourires

Entraina bien des adhésions

Et la chute il faut le dire

Fut l’objet d’une ovation.

Pemier voyage autonome

Jeudi 19 octobre 2017

Tu as seize ans, mon petit-fils

Et tu t’en vas par Bla bla car…

Une déesse au teint de lys

Vous prendra vers trois heures moins quart.

Peut-être qu’au cours de l’itinéraire

De pompe en pompe, d’aire en aire,

Imitant la dame première

Bien avant le débarcadère

Elle voudra que vous trouviez

Les points secrets de félicité.

Que sur ton corps sculpté

Ses lèvres avides de volupté

Auront envie de se promener

De te faire découvrir la beauté

Des extases insoupçonnées…

Salauds de vieux

Mercredi 18 octobre 2017

Salauds de vieux

Qui n’en finissent pas de crever

Qui coûtent de la tête les yeux

En des rentes insensées.

C’est vrai que, ces parasites,

Qui travaillèrent dès quatorze ans

Ont le culot de bien trop vite

Prendre retraite, ces fainéants.

Au lieu de dégager la route

Pour les jeunes qui « réussissent »

En leur confiant bourse toute

Pour qu’ils la vident comme abisse.

Dans leur pauvre vie de lésine

De petites économies

N’avaient pas besoin de limousine:

Juste une deux pattes ou une mini.

L’été, ils partaient sous la tente

En camping au bord des champs

Les spas, les lieux de détente

Ce n’était pas pour leur argent.

Ils n’avaient pas de téléphone portable

Pas de home cinéma non plus

Et à leur âge vénérable

Qu’est-ce qu’ils voudraient de plus?

Ah! Ce sont des nantis, c’est sûr!

Ils ont épargné bien longtemps

Espérant qu’en fin de leur vie dure

Ils pourraient jouir un moment…

De leur trésor pourtant infime

Amassé de centime à franc.

Mais l’Etat (Macron) magnanime

Veut racketter les grands-parents!

Incapable d’occuper la jeunesse

De lui donner travail vraiment

Mieux vaut écharper la vieillesse!

Salauds de vieux! Salauds de vieux,

Qui ne se décident pas à crever….

Allez! Un effort, MESDAMES, MESSIEURS,

Décidez de les EUTHANASIER!!!!!!!

Sur la route

Mardi 17 octobre 2017

C’etait une jeune déesse

Sac sur le dos et sac ventral

Qui semblait un peu en détresse

Sur le chemin communal.

Passant par là, je lui fais signe

Que je pourrais bien l’avancer

Elle monta sans rechigne

Dans mon carrosse de pépé.

Voulant lui rendre le voyage

Le plus sympa, le plus joli

Je lui proposai sans ambages

De traverser le bois fleuri…

Et de poèmes en histoires

Nous fîmes route agréablement

Je lui contai qu’après boire

Les jeunes d’ici en rentrant

Evitaient les képis à l’affut

Des conducteurs contrevenants,

A la boisson trop assidus.

Elle me confia que ses études

En langues vivantes appliquées

Même si elles paraissaient rudes

Lui permettraient de voyager.

Trop courte

Fut pour moi la route

Elle voulut s’arrêter

Voir des copains à la MJC.

Elle m’avait mis le coeur en fête

Je fus heureux de la retrouver

A faire plus de chemin prête

Pour continuer la randonnée

Pot de départ

Mardi 17 octobre 2017

Au pot de départ de Macron,

J’apporterai un bouquet de chardons,

Non pas pour foutre le bordel

Mais au nom du fainéant modèle,

Qui travailla toute sa vie

Et exige respect de lui.

Au pot de départ de Macron

Je lui offrirai les épines

Qu’il s’est ingénié nom de nom

A nous planter le long de l’échine.

C’est le cadeau de l’illéttré

Qui a bien lu ses décisions:

« Sus aux vieux: pas de danger,

Ne feront pas révolution

Avec des cannes, des chaises percées! »

Au pot de départ de Macron

Je lui verserai un verre de fiel

De celui que, sans émotion,

Il nous fait croire nectar du ciel..

Je cracherai au fond de l’auge

Où il sera prié de boire

Au milieu des rats qui pataugent

Et des crapauds du désespoir.

Tous les disciples de Mercure

Qui soi-disant réussissent

Et qui des gens de rien n’ont cure

Voudront me hacher en saucisses

Mais moi, imperturbable

Je tendrai mon bouquet piquant

Et tant pis si, sur mon râble

S’acharneront  les malfaisants!

 

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