Archive pour avril 2017

BLA BLA BLA

Jeudi 20 avril 2017

Et bla bla bla

Et bla bla bla!

C’est bientôt la fin des mensonges

 

 

Et bla bla bla

Et bla bla bla

Je sens le doute qui me ronge

 

 

Et bla bla bla

Et bla bla bla

Les télés sont à la manoeuvre

 

 

Et bla bla bla

Et bla bla bla

Les balles encore ont fait leur oeuvre

 

 

Et bla bla bla

Et bla bla bla

Vote vote votons votez

 

 

Et bla bla bla

Et bla bla bla

Ce sera toujours à côté!

Douloureuse surprise

Mercredi 19 avril 2017

Surprise pénible, ce matin,

Tout a gelé dans mon jardin!

La casse!

Même des ânes le bassin

Est pris d’une pellicule

De glace.

Tout équilibre bascule

Les pétunias recroquevillent

Et les bégonias sont en vrille.

C’est triste!

Les haricots sont tout flétris

Et les fruits, j’en suis bien marri,

J’insiste

Seront perdus c’est bien probable:

Encore une saison lamentable!

Les feuilles,

Je n’en parle pas, des tomates,

Qui en ont gros sur la patate!

En deuil!

Les potirons n’ont pas l’air mieux

Mais les asperges c’est heureux

Bandent

Encore leurs verts turions

Regard levé vers l’horizon,

Attendent!

Quant aux laitues

Dans leur vert cru

Elles chantent  TURLUTUTU!

Lapins? ou cloches?

Mercredi 19 avril 2017

Les lapins de chez nous

Sont vraiment trop avares

Ils comptent trop leurs sous

Pour que des oeufs s’égarent…

Mais les cloches parties

En voyage, vendredi

Ont rapporté de Suisse

Des oeufs  peau dorée et lisse.

Leur sac était gonflé,

A débordé en route:

La campagne est comblée

De leur glane en déroute…

Des oeufs bien trop sucrés

Pour en faire omelette

Et qu’il faut bien chercher

Dans les herbes follettes…

Des oeufs si bien cachés

Au milieu des champs

Qu’il faut se mettre cent

Et bien se dépêcher!

Aux Toutes Aures

Mardi 18 avril 2017

Quand nous passions à l’aurore

Au col des Toutes Aures

Que les enfants étaient petits

Age où facilement on s’ébahit

Nous nous arrêtions un moment

Pour apprécier le paysage

Les deux vallées encore dormant

Sous un très léger nuage.

Les montagnes se détachaient

Altières sublimes princesses

Et quand le soleil paraissait

Nous ressentions légère ivresse.

Dans le parc, une alezane pouliche

Venait tout près de la clôture

Pour elle nous n’étions pas chiches

Nous lui tendions bout de pain dur.

Elle secouait ses oreilles

Pour dire merci, nous le pensions

Au milieu de toutes les merveilles

Elle était la reine des environs.

Entrainement

Lundi 17 avril 2017

Comme je passais mon chemin,

En attendant la compétition,

Ils étaient là peut-être vingt

A répéter avec passion

Les figures de l’exhibition.

Je m’arrêtai un grand moment

Leur spectacle était bonheur

Et quand ils cessèrent un instant

J’applaudis fort et de bon coeur

Ils s’approchèrent interloqués

J’en profitai pour les remercier

Par un poème leur réciter.

Au contraire des compétiteurs

Imbus, fiers et méprisants

Ils avaient aussi un coeur

Intelligent et tolérant.

Dans les gorges de la BOURNE

Dimanche 16 avril 2017

Perchés au sommet de la montagne

Les arbres encore décharnés

D’un regard envieux qui les gagne

Toisent leurs frères de la vallée.

Ceux-ci déjà d’un beau vert tendre

Parfois même couverts de fleurs

Ignorent que d’autres doivent attendre

Que le printemps prenne chaleur.

Préoccupés par les caresses

Des abeilles qui fouillent leur coeur

Ne peuvent comprendre la détresse

De ceux qui frissonnent en hauteur.

Là-haut l’hiver encore hésite

Dans des lambeaux de neige lourde

Le gel parfois encore s’invite

Apportant une angoisse sourde.

Comme un funambule sur le fil

Le renouveau hésite encore

Nous sommes au milieu d’avril

Le froid n’est pas tout à fait mort.

Scandale!…Souvenir

Samedi 15 avril 2017

C’était au temps de mon enfance

Grand scandale dans le pays

Les honni soit qui mal y pense

Enorme blasphème ont produit.

Voilà que ces énergumènes

Sont allés le saint vendredi

Ripailler pendant la cène,

Tête de veau se sont servis!

Les plus violents des horrifiés

Avaient fait liste pour proclamer

Qu’ils s’étaient excommuniés

Qu’on ne devait plus leur parler…

 

Ils se disaient libre penseurs

Protestant avec vigueur

Contre l’Eglise omnipotente…

 

Au gré de ma vie trépidante

J’ai côtoyé ces mécréants

Les ai trouvé de braves gens

Plus que bien d’autres tolérants…

 

Et mon pieux conditionnement

En mille éclats s’est envolé

Et mon pieux conditionnement

Comme l’encens partit fumée.

Je tourne en rond!

Vendredi 14 avril 2017

 

 

 

Je tourne en rond,

Je ronge mon frein

Ni Facebook ni rien de rien!

 

Je tourne en rond,

Je ronge mon frein

J’ai tout vérifié tout est bon

 

Je tourne en rond,

Je ronge mon frein

Encore pas d’internet ce matin

 

 

Je tourne en rond,

Je ronge mon frein

Mon téléphone n’a pas de son

 

Je tourne en rond,

Je ronge mon frein

Sur mon ordi pas de mention

Et flûte! Et zut!

Jeudi 13 avril 2017

Ce matin, chose bizarre,

Les ânes ne sont pas visibles.

Sont-ils partis, sans crier gare,

En suivant quelque nuisible?

N’étaient pas contents, hier,

Que je change leur parcours,

M’ont snobbé, d’un geste fier,

Pour protester tout le jour.

Ont refusé la carotte

Que je leur tendais gentiment,

M’ont tourné le dos et, crotte!

Fui derrière le bâtiment.

Il faudra donc que j’explore

Les recoins et les fourrés,

Suivre le clos _ ça j’adore!_

Pour tous les fils vérifier.

S’ils sont fâchés, inutile

De tenter de les appeler

Ne nous faisons pas de bile

Partons pour les rechercher!

les loups encore!

Mardi 11 avril 2017

Les loups, les loups, les loups encore!

Quand arrêteront-ils de semer la mort?

Les chamois

Qui vivaient en harde dans le bois

Sont décimés

Des chevaux dans un parc rassemblés…

Un poulain éventré.

Les loups, les loups, les loups encore!

Quand arrêteront-ils de semer la mort?

Les juments

Etaient bien à proximité,  pourtant…

Eloignées

Par une partie de la meute assoiffée

N’ont pu frapper.

Les loups, les loups, les loups encore!

Quand arrêteront-ils de semer la mort?

Que personne jamais

Ne vienne défendre ces prédateurs

Je le vouerais

Aux pires supplices, aux pires douleurs.

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