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Archive pour février 2017

Laisser le temps au temps

Vendredi 3 février 2017
Laisser le temps au temps…
Garder la tête froide
Ces principes « d’avant »
N’étaient pourtant pas roides.
Le monde capitaliste
Dans sa vélocité
Qu’il croit opportuniste
A un peu oublié
Qu’il est un temps pour tout.
En juin, on solde en urgence
Les vêtements pour août.
Dès juillet on avance
 Les objets de l’école,
Alors que les vacances
A peine, à peine décollent.
Dès septembre on prépare
Les élections de mai
Et partout on s’effare:
C’est déjà les jouets!
Janvier et ses souhaits
Est vite dépassé
Vite on aime, vite on hait
Tout est bouleversé.
Applaudi hier et plébiscité
Aujourd’hui lâché
Par ceux qui l’ont porté.
Long, le temps de la justice!

Grandeur et décadence

Jeudi 2 février 2017

Tu t’étais pris pour le Messie

Porteur de la bonne parole

T’avais oublié, mais si, mais si,

Que ce n’est pas la barcarolle.

Tu n’avais donc rien appris

Toi qui réfères à l’évangile

Tu devais savoir que qui rit

Le lundi,

Le dimanche doit se faire bile.

Tu sais pourtant que si la foule

Crie « Hosanna » sur ton passage

Demain ce sera une houle

Qui hurlera pour le lynchage.

Tu aurais dû te rappeler

Que dans l’émotion du moment

Dans la révolte échevelée

Il n’y a plus d’amis sur l’instant.

Tu avais cru, de bonne foi

Etre monté sur le pavois

Mais il a suffi d’une embûche

Pour te trouver en fond d’abîme

Pour te trouver comme une cruche

Fêlée trainée dans le gulf stream.

Où? Où? Où?

Jeudi 2 février 2017

C’est ainsi dans la vie,

Un jour c’est le pinacle

Les vivats, les olas,

Les hosannas,

Le jeudi

Qui suit

Comme par un miracle,

Les hourrahs se sont tus,

Ce ne sont plus

Qu’embûches et tacles.

C’est le flot de crachats.

C’est la révolte des jacques

Ce n’était pourtant pas

La semaine devançant pâques

Mais ce le fut cependant.

Sur le chemin pierreux

Dans la boue dans les flaques

Où étaient-ils donc tous ceux

Qui hier encore formaient « la claque »?

Débandade

Mercredi 1 février 2017

Des cris ont retenti et toutes les oreilles

Se sont dressées soudain aux quatre coins du pays.

Aux aguets, les vautours, en éveil, les corneilles

Chacun attend, qu’enfin, résonne l’hallali.

Déjà prête toujours, on voit une tigresse

S’approcher au plus près, pour tirer quelque chose,

L’oeil injecté de sang, comme une pire ogresse,

Les griffes bien sorties, pour prendre fait et cause.

Un lion nonchalemment suit le son en sourdine

Il reste très serein, sans hâte, bien couché:

De loin compte les points, du haut de son rocher,

Regarde l’échauffourée en se lèchant les babines.

Dans la grande savane un combat est en cours

Retentissent les cris, les hurlements de doute

Les morsures profondes et le sang dégoutte

De loin pour assister la faune vient accourt.

Déjà dans les starters les hyènes puantes

Sont alignées prêtes à bondir au moment

Où le dernier soupir fuse lugubrement:

Surtout être premières, sur la proie fumante

Pour pouvoir se gaver de son corps dépecé!

Ce n’est pas un repli, c’est une débandade

On ne comprend plus rien dans cette cavalcade.

Le lion ne bouge pas: le temps joue avec lui

Non ! il ne rugira pas encore aujourd’hui.

L’ascension

Mercredi 1 février 2017

C’est une belle histoire,

Un film plein de tendresse,

Dans un quartier où la rudesse

Navigue sur fil de rasoir,

Plein de cette forfanterie

De ces jeunes de cités

Où quand on a trop mal, on rit:

Totalement désoeuvrés.

Il a suffit qu’une fille,

Bien droite dans ses souliers

Malgré l’attrait qui entortille

Place bien haut la dragée.

Le beau gosse qui prou ou peu

De sa vie  n’avait rien fait

Se prend aussitôt à ce jeu.

Un défi impossible, c’était.

Quand d’altitude on ne connaît

Que l’immeuble de vingt neuf étages

Vouloir l’Everest cela paraît

Etre vraiment fou comme gage.

Sans la moindre préparation

En trichant selon l’habitude

Voilà notre gars en ascension

Qui apprend avec promptitude…

 

Et tout ça pour une fille…

 

Une peinture de la famille,

Telle que personne ne peut la voir…

L’esquisse des tentatives,

(Qu’on ne voit pas de l’autre rive)

Pour sortir du quotidien bien noir,

Avec cette radio locale,

Qui, avec des moyens minables

Crée quand même un lien notable

Entre les « poissons du bocal »,

Arrive à tenir en haleine

Tout un quartier!

Oubliées toutes les haines:

Le héros est de la cité!

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