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Archive pour février 2017

Narcisses

Lundi 13 février 2017

Tout le long de la plate bande

Les narcisses dressent comme épées

Leurs feuilles pointues qui se font grandes

Et leurs bourgeons  prêts à forcer

La petite couche de feuilles mortes

Etalées pour les protéger.

Chaque matin pour que je sorte

Ils s’étirent pour m’appeler

« Sors donc ta toise on te montre

Comme on a grandi dans la nuit! »

Entendant leur jolie supplique

Je sors le mètre ruban

Qui reste au fond de ma tunique

Et je vérifie qu’ils sont grands.

Je les félicite, je mumure

Des mots gentils, je les rassure.

Ils frémissent doucement:

Je suis certain que leur âme m’entend.

Au clapier

Dimanche 12 février 2017

Grand soleil sur le clapier

Les lapereaux ont sorti

Leur nez

 

 

Rien à l’horizon on fait

Trois petits pas hors du nid

Défait

 

 

 

Sur un petit bruit on rentre

Vite sous la ouate douce

Tendre

 

 

 

On se blottit bien serrés

Les frères, ben, on les pousse

Du pied

 

 

Grand soleil sur le clapier

Les lapereaux tout schuss

Vont danser!

L’homme marchait…

Samedi 11 février 2017
Sur le chemin, pas après pas
L’homme marchait, ne s’arrêtait pas.
Ne savait pas où il irait
Mais il marchait, marchait, marchait.
Il espérait comme la chèvre
Sur son passage voir les genêts
Se prosterner devant l’orfèvre
Sans demander rien jamais.
Il espérait que la fée France
Lui donnerait le don de jeter
Tout au long de son avance
Des brillants pour étinceler.
Comme un gourou de secte
Il lui arrivait de hurler
De bourdonner comme un insecte
La populace caresser…
Ne savait pas où il irait
Mais il marchait, marchait, marchait
Jusqu’à l’abîme secret
Où ses disciples il jetterait.

Les tourterelles

Vendredi 10 février 2017

Sont revenues, les tourterelles

Dans le jardin, au poulailler,

Sont arrivées à tire d’aile,

J’étais à peine réveillé.

Elles sont au milieu des poules

A picorer le petit blé.

Je les entends qui roucoulent,

Je les aperçois s’envoler.

Sur le grand sapin qui opine,

Elles cherchent à s’installer.

Je les vois de ma cuisine

De branche en branche,venir, aller.

Leur présence est rassurante:

L’hiver est bientôt finissant,

La froidure est décadente,

Bientôt s’annoncera le printemps.

Quand les suivront les hirondelles

Nous pourrons aller dans les champs

Cueillir les violettes frêles

Et les coucous jaune safran

Un air de famille

Vendredi 10 février 2017

Nous avons passé un agréable moment au théâtre MELILOT à ST MARCELLIN

La compagnie « BRIN DE SCENE » Présentait, mise en scène par JANINE MADEJ 

UN AIR DE FAMILLE de AGNES JAOUI ET JEAN PIERRE BACRI

 

La salle, petite, était comble. On jouait à guichets fermés.

Les acteurs eux-mêmes avaient pris en mains la confection des décors. La pompe à bière était bien astiquée et la suze était à l’honneur. Chaque rôle était joué avec brio. De la belle-mère étouffante, au fils cocu, de la fille insoumise à l’épouse effacée, du serveur de café lucide et discret au directeur de boite imbu d’apparence, mais pétri d’angoisse…

Autrefois, dans l’histoire de France…

Mercredi 8 février 2017

 

Il arrivait assez souvent

Que dans le froid et la bise

Un chevalier peu regardant

Voulant chaleur à sa guise

Vienne la prendre

A même le ventre

D’un des serfs lui servant.

C’était permis, c’était légal

Ils avaient droit de vie, de mort

Faire souffrir fut leur régal

Ils étaient les maîtres du sort.

On n’est plus dans ces temps horribles,

Mais les châtelains ont gardé

Des pratiques bien indicibles

Des façons de chasse gardée.

Plonger les mains dans les caisses

Les coffre-forts l’assemblée

Pour enrichir des bougresses

Soi-disant à travailler…

Mais c’est permis, mais c’est légal

C’est pratiqué par maints élus

Surtout par ceux pour qui c’est égal

D’affamer on ne peut plus.

Silence manants!

Sinon je lâche les chiens courants!

Bâton de marche

Mercredi 8 février 2017

Comme un fameux trophée,

Au bout de la rangée,

Elle arborait fièrement

Le bâton qu’elle avait choisi

Je protestai en passant:

 » Non! je n’ai rien fait »

Elle devint cramoisie…

Certes, on ne sait jamais

Quel pourrait être le sort

De celui qui aurait

Fait oublier le nord

A une randonneuse

En mal d’une épopée…

_ Situation hasardeuse _

… Puisque ne suis coupable

D’aucun délit encore

Je dois être capable

De mériter mon sort.

La faute de commettre

Une récitation

D’un texte de « petit maître »

Vaut-il une sanction?

Je n’eus pas le bâton

Mais je pris sur la joue

Un très gentil bisou!

Inspiré par un message F B

Lundi 6 février 2017

Avez-vous vu mon caleçon?

Demandait-il un peu inquiet.

C’était une drôle de question,

En l’entendant, on souriait.

L’aurait-il laissé dans la chambre

De sa maîtresse du moment?

Aïe! Aïe! Aïe! Pis que pendre

Diraient les vipères en sifflant.

L’a-t-il oublié aux toilettes

Après des ébats sulfureux

Avec une jolie soubrette

Qui fondait pour ses beaux yeux?

L’a-t-il laissé à l’étendage

Après la lessive du matin

Et le vent l’a-t-il pris en gage

Pour un jeu un peu coquin?

Avez-vous vu mon caleçon?

Ce n’était pas une recherche

Il voulait montrer son acquisition

Vêtement chaud coque perverse

Pour susciter les pulsions!

Regards vers l’antiquité

Dimanche 5 février 2017

Quand sous la paille blanche,

Qui donnait belle allure,

Hercule leva une tranche

Des relents de souillure,

Il fut estomaqué de voir ainsi grouiller

Des vers de toutes sortes,

Un magma puant, bien plus que du fumier.

Il aurait bien voulu, aussitôt, prendre la porte,

Mais il devait, c’est sûr, toujours continuer.

S’acharner au trident? Au crochet impossible

Il fallait un torrent prêt à tonitruer

Le diriger d’un coup vers cette sale cible

Et puis se reculer : ne pas être emporté!

C’est que trois mille boeufs

Bien ventrus pansés et cravattés

Dans cette fange-là, dans ce marais hideux

Trente ans s’étaient vautrés

En pleine innocence!

Et refusaient d’avance

Qu’on veuille aseptiser

Leur sacro-saint domaine

Anihiler leurs fructueuses aubaines.

Youpi! Suis content!

Samedi 4 février 2017

Le plus jeune des mes petits-fils (8 ans) m’a confié qu’il avait écrit des poèmes! YOUPI!!!

Pour celle qu’il aime… CHUT! je ne cafterai pas le contenu…

 

Et celui-ci:

L’école

 

L’école sert à apprendre des choses.

Les maths, le français ou l’anglais et plein d’autres choses.

Viens avec moi écrire des proses

A condition que tu oses.     Joshua POLICAND

Bravo Joshua!  CONTINUE!!!

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