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Archive pour novembre 2016

Fait divers

Dimanche 13 novembre 2016

C’est une drôle d’ histoire

Que j’ai lu dans le journal

La fin eût pu être noire

Elle se termina sans mal.

Une  gamine gentille

Agée de près de quinze ans :

Plus l’âge de jouer aux billes,

Pas encore celui des amants,

Aux grand dam de ses voisines

Attirait comme un aimant,

Sans calcul et sans combine,

Les yeux de tous les passants.

Jalouse de son succès

L’une d’elle voulut l’occire

A sa chambre se fit accès

Et on put risquer le pire…

La jeunette était agile,

Bien que très haut

Fût le saut

Sans se faire la moindre bile

Par la fenêtre a sauté

Et la mégère débile

La police l’a arrêtée.

 

 

 

 

inspiré par une photo (La philo selon Sylvie 7 /11/ 2016)

Vendredi 11 novembre 2016

Accoudée à ta fenêtre,

Les cheveux encore en bataille,

Espères-tu voir apparaître

Un prince venu de Versailles?

Devant ta beauté virginale,

Il ne pourrait que se prosterner,

Et dans la brume matinale

Ta grande beauté célébrer.

Tous les habitants de la plaine,

Entendant le chant langoureux,

Accourraient à perdre haleine

Pour découvrir ton amoureux.

Combien d’espoirs éperdus,

Combien de cœurs, alors, brisés

Si tu te laissais embrasser

Par le beau prince ainsi venu!

merci à mes visiteurs

Vendredi 11 novembre 2016

vous fûtes 320 à visiter le radeau hier. Merci à tous!

Bobos d’automne

Vendredi 11 novembre 2016

Nuits par réveils entrecoupée

Matins rigides et douloureux,

Des genoux qui voudraient hurler

Et une toux de catarrheux.

Fini le temps des escaliers

Surtout la nuit, c’est dangereux.

A la télé son remonté

Ne pas mêler deux bruits entre eux.

A quatre pas être essoufflé

Avec une canne c’est déjà mieux.

Sans attendre la fin de la journée

Sombrer dans un sommeil furieux.

D’un instant à l’autre oublier

Ce qu’on a pu faire de fameux,

Et sur internet rechercher

Ce qu’on savait pourtant,  il y a peu…

Le téléphone abandonner:

Deux fois sur quatre ça sonne creux.

Aimer son fauteuil la journée

Et y dormir faute de mieux.

Aux mots croisés, en plus, peiner

Mais s’y tenir comme pas deux.

Les bobos d’automne, eux,

Faut les subir, sans y penser

Sinon l’hiver, malheureux

Viendra trop vite les remplacer.

Matin neigeux

Mercredi 9 novembre 2016

La neige est là, sans crier gare

Tout est blanc, sur le matin.

Les ânes traversent de part en part

Leur parc, cherchant quelques brins.

Ils connaissent les coins abrités

Où des herbes peuvent affleurer

Mais, sont trop paresseux pour l’instant:

A quoi bon découvrir le sol en grattant,

Puisque leur maître évidemment

Sera là pour leurs aliments.

On entend dans la vallée

Les charolaises du voisin

Qui clament à toute « beurlée »

Qu’elles ont peur et qu’elles ont faim.

En attendant de les rentrer

On leur a apporté du foin,

Car un troupeau à emmener

Dans la poudreuse, même pas loin,

Ce n’est pas une sinécure:

Les bêtes désorientées

Pourraient se perdre dans la nature

Et, affolées, arracheraient les clôtures.

Histoire … de poires

Mardi 8 novembre 2016

Deux ânes dans un verger

Attendent patiemment

Tête levée

 

Poires sur branches accrochées

Balancent doucement

Pour les tenter

 

Sur le sol, poire tombée

Gît bien innocemment

Croquant goûter.

 

Mais voilà, inopiné,

Un coup de vent…

Chute forcée

 

Deux ânes, dans le verger

Partent en courant

Le dos criblé.

 

 

Evasion

Lundi 7 novembre 2016

Pourtant, il était bien, toujours servi à l’heure

Avec de bons repas, toujours frits de bon beurre.

Son lit était douillet, avec de doux coussins

Il pouvait calmement ne pas craindre demain…

Il sentit soudain l’appel indescriptible

Que la nature, en lui, rendait irrésistible.

Aucun besoin de clés, il franchit le portail

Et en catimini , fuit, sans faire de détail.

Il ne savait pas quelle était cette donne

Mais il fonçait,  suivant les phéromones,

La tête baissée, et se cachant aux yeux

De tout être vivant, de tout humain curieux.

Il avançait tout droit, devant lui, sans attente

Une belle là-bas, c’est sûr, avait sa tente…

 

Mais à peine arrivé tout près de l’allumeuse

Il se sentit soudain, happé par une gueuse,

Qui dans un coffre noir, d’un trait, l’amena

Dans une cage close de la SPA.

Atroce cauchemar

Dimanche 6 novembre 2016

J’ai fait un cauchemar atroce:

Par le concours d’extrémistes féroces,

Les paysans désespérés,

D’élever avaient cessé:

Plus de bêtes dans les prés,

Plus de cultures non plus;

Ils voulaient tous pratiquer

Une culture farfelue.

Les anciens champs de belle avoine

Etaient jonchés d’herbes sauvages,

Où même de courageux moines

N’osaient cueillir pour leur potage.

Peu à peu, les routes

Envahies par les ronces folles

N’étaient plus somme toute

Qu’une immense faribole.

On croisait au long des fossés,

Le long des voies abandonnées,

Des ossements et des carcasses

D’humains péris de guerre lasse:

Dans la grande épidémie

Qui soudain s’était répandue

De mentale anorexie

Un grand nombre s’étaient pendus.

On voyait les chacals, les hyènes

Tourner autour de leurs carcasses,

Qui chacune pouvait à peine

Leur servir d’en cas fadasse…

Cachés au fond de quelque gouffre

Pour qu’on ne voie à quel point ils souffrent

Quelques spécimens dégénérés

D’homo habilis décharnés

Frappés par « l’ALZEIMER de l’humanité »

Régressaient vers ARDIPITHECUS…

 

OREMUS!

Nostalgie…

Samedi 5 novembre 2016

 

On cultivait des pommes de terre

Des « fin de siècle » rondes, bien fières

Toutes biscornues « aran banner »

Des « abondances à jaune chair

Et puis des rattes pour qu’en primeur

On puisse les déguster au beurre.

Quand avec la bêche et le trident

Les tubercules on récoltait

Avec grand soin, évidemment

Dans la réserve on les triait.

Les plus petites, dans la chaudière

Seraient bouillies pour les cochons

Quelques unes, les plus régulières

A faire semences, ce serait bon.

Les moyennes feraient gratin

Seraient des frites ou du ragout

Et on étalait d’un air malin

Les grosses au regard de tous.

 

Pauvres de nous

 

Quand je vois les maigres balles

Que par snobisme, on  nous étale

Bio ou pas, je les donne à poules et lapins

Bio ou pas, je n’en fais pas de gratin.

Inspiré par la photo d’un renne (FB)

Vendredi 4 novembre 2016

Je vous vois,

Les yeux rivés sur moi,

Dans ce décor sauvage:

Branches givrées

Sol enneigé,

Magnifique paysage.

Vous pensez sans doute

Dans votre orgueil

Que mon regard est accueil,

Mais au bout de la route,

Dans les brindilles

Qui scintillent,

Une ombre s’annonce

Qui, dans cinquante jours

Dans un élan d’amour,

Me dira: »Viens et fonce! ».

Alors, malgré les gelées

Le vent, la neige, les nuées,

Nous irons par les cheminées

De la joie distribuer.

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