Archive pour avril 2015

Fête au poulailler

Lundi 20 avril 2015

Cot cot cot cot cot codek

C’est la fête au poulailler

Tous les chants sortant des becs

Font retentir la vallée.

Aujourd’hui est jour de fête

C’est un jour exceptionnel

Pour les coqs et les poulettes

 Nouvelle sensationnelle.

Car aujourd’hui la pillotte

A pondu dans son nid doux

Cot cot cot cot cot cot

Son centième coco tout roux.

Inspiré par une photo (la philo selon Sylvie 19/04/2015)

Lundi 20 avril 2015

Elle est là au milieu des fleurs

Piétinant sans  savoir

Qu’elle est elle-même une fleur

Ouverte aux mille espoirs.

Elle a beau vivre dans le noir

Le vent lui apporte des lettres

Que dans son rêve, elle peut voir

Lettres d’amoureux peut-être.

Les parfums qui la chatouillent

Exaltent la joie de ses sens

Volupté que rien ne souille

Ivresse de l’innocence.

4 petits lapins

Dimanche 19 avril 2015

Quatre petits lapins

Ont sorti ce matin

Le museau de leur nid.

Un museau blanc,

Un museau gris

Un noir et blanc

Un noir et gris.

Quatre petits lapins

Sont sortis ce matin

De leur nid de poils gris

Un pas en avant

Un pas en arrière

Le premier devant

Le second derrière.

Quatre petits lapins

Ont trotté ce matin

Autour de leur maman

Câlin par-ci

Câlin par-là

L’aventure ici

Ne fait que trois pas.

Quatre petits lapins

Ont ému ce matin

Mon cœur dur pourtant

De vieux paysan.

Comédie politique

Samedi 18 avril 2015

Il savait bien qu’il était trop vieux

Mais tout lâcher, quelle déchéance !

Alors il fit ce qu’il faisait le mieux

Au temps jadis de l’opulence :

Il dit des choses épouvantables

Condamnées par la bienséance

Détourna l’histoire véritable

D’une période de démence,

Il provoqua l’ire féroce

De ses suivants en expansion,

En tenant ces propos atroces

Qui méritent  punition.

Ainsi portant haut son image

De père spolié face à la nation

Il pourrait rentrer sans ambages

Dans le passé. Ainsi le linge étendu

Paraîtrait blanc à l’étalage

C’est son dernier service rendu

En peaufinant son héritage.

Avantage!

Vendredi 17 avril 2015

Au lointain temps de mon enfance,

Celui des fées et des magies,

Je rêvais de reconnaissance,

D’être une star qu’on applaudit.

J’aurais aimé être Molière

Pour tenir en attention

Les spectateurs de l’action

Des pièces de mon bréviaire.

J’aurais aimé être Musset

Lui qui chantait à la une

L’œil de la nuit, la lune

Sur air de fausset.

J’aurais aimé être Prévert

_ Rappelle-toi Barbara _

Ou Aragon le trouvère

Qui chanta les yeux d’Elsa.

Ou encore Apollinaire,

Dans sa cellule, enfermé

Ou l’albatros des nuées

Du grand Charles Baudelaire…

Mais dans la huitième dizaine

Je me dis tout simplement

Que ces noms que l’on égrène

Sont morts et je suis vivant.

Merci à mes visiteurs!

Jeudi 16 avril 2015

MERCI! Vous fûtes 310 dans la seule journée d’hier…

 

70 000 dollars pour chacun, patron comme employé.

Jeudi 16 avril 2015

C’était il y a longtemps, j’étais jeune à l’époque, j’avais lu un conte dans lequel les principes politiques se retournaient.

L’histoire racontait, nous étions à l’époque de la guerre froide, qu’un jour l’U R S S  découvrait le monde du capitalisme, et, à l’opposé, les ETATS-UNIS , se mettaient à découvrir que la réduction des inégalités serait une meilleure politique …

UTOPIE ?

J’apprends que le 13 avril, un patron de start-up, nommé DAN  PRICE  a diminué de 90% son salaire afin de pouvoir augmenter jusqu’au niveau de 70 000 dollars le salaire de chacun de ses employés.

J’appréciais, à l’époque l’attitude de TITO qui ne gagnait QUE 4 fois plus que le plus bas salaire de Yougoslavie.

J’APPLAUDIS cette évolution de la réflexion politique aux U S.

DEUX CENTS DE TROP !

Mercredi 15 avril 2015

Encore des brebis décimées par les loups !

Cela suffit ! Cela suffit !

Pour  leur prélever rien du tout

Même pas faim, cela c’est dit !

Et à l’entrée d’un village

Pourquoi pas ? Les démagogues

Les font protéger, quel dommage!

Tant pis, demain, c’est en vogue

Ils boufferont quelques enfants…

ILS BOUFFERONT DES ENFANTS !!!

Car quoi que disent les idéologues

Enfant au sol est une proie

Faudra-t-il suivre les épilogues

Des destructions sur nos pavois ?

A moins que Caeusescu disciples

N’aient décidé en catimini

D’éradiquer par gênes multiples

Quiconque ne vit pas à Paris?

(St Agreve) « Le Marius »

Mercredi 15 avril 2015

C’était un prof impayable.

Il était capable

De toujours nous surprendre :

Les maths c’est pas du tendre

Quand nous sortions une sottise

Aussi énorme qu’une église,

Il mimait l’animal assommé

Par le maillet du boucher.

Avec la plus grande patience

Il reprenait, quelle constance !

Ses démonstrations, ses théorèmes

Repérait le décrochage

Et vous ramenait à la page.

En passant au cimetière,

Il dort dans sa demeure dernière.

Je lui ai dédié une pensée

A la fois douce et attristée.

Routes d’Ardèche (2)

Mardi 14 avril 2015

A la terrasse d’un café

Comme nous avions un peu chaud ,

Un peu envie de reposer

Notre attention, faible, un peu trop,

Nous venions juste de nous asseoir

Quand  s’arrêta une moto :

Un homme avec un blouson noir

Une déesse à ex-voto.

Quoi qu’il ait eu vingt ans de moins

Je ne pus pas m’en empêcher :

A pas de risque, plaisir point

Je lui offris, comme un péché

Mon poème préféré.

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