Trois générations au cimetière

Dans mon enfance, en Vercors, et cela n’a peut-être pas beaucoup changé, pour se dire « du pays » il fallait avoir trois générations au cimetière… Les éléments rapportés de la communauté (gendres, brus,  immigrés) n’ayant pas connaissance des généalogies des familles ne pouvaient participer à certaines discussions des veillées dès lors qu’elles remontaient aux histoires du pays…Mais dans la vie de tous les jours, lorsqu’il fallait aller tous pelleter la neige, aider celui-ci ou celle-là, partager un repas commun, ils étaient partie intégrante de la communauté…

9 Réponses à “Trois générations au cimetière”

  1. histoiresdamoureuses dit :

    Tellement vrai!!!

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  2. 010446g dit :

    cela n’empêchait pas que le maire du village (médecin) soit originaire d’ailleurs.

  3. leoneleone63.canalblog. dit :

    Merci pour votre commentaire, le premier sur mon blog!
    Je ne connais pas votre région, j’y suis passé il y a longtemps.
    Pour moi qui n’ai pas d’attaches géographiques, à l’exception de liens dus au hasard, créés au cours de l’existence, votre histoire m’intéresse même si elle m’est étrangère.

  4. 010446g dit :

    Après la guerre, l’exode rural, l’immigration ont fait de beaucoup de personnes des « déracinés ».Ce fut mon cas…
    Et celui qui revient comme j’ai essayé de le faire ne reconnaît plus son pays.
    Etranger partout…

  5. eructeuse dit :

    intéressant !

    Dernière publication sur Victoryne Moqkeuz Eructeuse : VICTOIRE CONTRE LE NAZISME

  6. eructeuse dit :

    oui étrangère partout c’est aussi mon ressenti !

    Dernière publication sur Victoryne Moqkeuz Eructeuse : VICTOIRE CONTRE LE NAZISME

  7. Alain Duragnon dit :

    L’esprit de clocher a disparu et c’est tant mieux !
    Je suis né dans un petit village et j’y réside de nouveau depuis quelques années. La ruralité de ma jeunesse s’est muée en vie semi-urbaine apportant confort et esprit nouveau.
    De cette génération, née quelques années après la guerre, nous avons la chance d’avoir en mémoire un monde qui n’existe plus et de profiter de tous les progrès d’un nouveau monde.

  8. 010446g dit :

    Pour en avoir été le témoin (zone rurale devenue banlieue) au cours de ma carrière, la mutation ne s’est pas faite sans blessures.
    Chance, certainement dans un certain nombre de domaines.
    J’ai le souvenir de la guerre (incendie d’une ferme voisine, climat d’angoisse et de suspicion) j’étais sans doute trop vieux pour un retour…
    Vous êtes revenu assez jeune pour digérer la mutation.

  9. leblogdelpapet dit :

    Tes textes concernant le Vercors me font penser souvent à un bouquin que j’aime beaucoup « Sarnia » de G.B. Edwards (collection Points) où ce dernier nous raconte de manière originale et talentueuse quatre-vingts an de l’île de Guernesey.
    J’aimerai vraiment pouvoir te lire dans un livre.

    El

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