Un poème de Verlaine qui surgit brusquement…

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

7 Réponses à “Un poème de Verlaine qui surgit brusquement…”

  1. reveuse bleue dit :

    De visage je ne mets
    Juste un regard de fait
    Un parfum interdit
    Comme une fleur jolie
    Cette caresse sur mes yeux
    Derriere mes cils heureux
    Et je ne pense, je ne pense
    Le reve est si intense…

    Belle journee Poete reveur
    Bisous

  2. X dit :

    Quelque chose me dit que les femmes ont aussi ce rêve d’un homme qui… Le problème, c’est la rencontre…

  3. 010446g dit :

    @reveuse bleue:merci pour ce beau poème.
    Bon week end à toi
    bisous

    @X Seules les femmes ont ce pouvoir d’être chaque fois différentes. Pour elles, c’est coquetterie, facettes de diamants.

    La société veut pour les hommes une constante stabilité.

  4. jaclyn dit :

    magnifique poème!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  5. 010446g dit :

    Qui dépeint bien les femmes telles qu’on les aime.

  6. Elpapet dit :

    Ado (cela fait un bail !), je lisais poésie au lieu de femme pour me vieillir en me donnant des airs supérieurs en interprétation intéllectuelle !)
    Après quelques décennies où je me suis parfois égaré, j’interprête de moins en moins la poésie, j’apprends à aimer…

  7. 010446g dit :

    Il faut la ressentir … Et savoir que chacun a sa propre interprétation qui surprendrait souvent l’auteur.

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