Si je campais devant ta porte

 
Si je campais devant ta porte
Quel branle-bas dans le pays !
Les oies jalouses en cohorte
Cacarderaient jusqu’à minuit
Ma cour de poules en révolte
Feraient retentir leur abri
Même mon coq prendrait des bottes
Pour venir me chanter midi.
J’entends les ânes de toutes étoles
Révoltés par autant d’audace
Braire à l’église comme à l’école
Vitupérer d’un ton féroce.
Mon lapin muré en silence
Pleurerait des chaudes larmes
En attendant avec constance
Que tu m’aies fait rendre l’âme.
Et c’est jusqu’à ma douce chienne
Qui hurlerait de désespoir
Jusqu’à ce que l’heure vienne
De revenir pour les revoir.

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