Absence

Elle tournait et retournait

Autour de son lit défait

N’en avait pas changé les draps

Et ne l’aérait surtout pas

Pour conserver encore un peu

L’odeur fébrile d’amoureux.

Là, parfois, en fermant les yeux ,

Elle  croyait que tout au creux

De son épaule musclée

Elle était pelotonnée.

Elle croyait sentir encore

Sous sa main vide qui explore

Le dos, les reins et la toison

Le torse du bel étalon ,

Les petits cheveux de son cou

Que dans leurs ébats sans tabous

Se retrouvaient dans sa bouche.

Mais , hélas, la sombre couche

Peu à peu s’affadissait,

Le temps doucement effaçait

Jusqu’au dernier relent sublime

Cependant au fond de l’abîme

Traîtreusement le grand oiseau

Par capote de deux chevaux

En cet affreux soir de noël

Etait parti sur  choc fatal.

2 Réponses à “Absence”

  1. mireille dit :

    Je l’ai vécu, je le vis encore…

  2. 010446g dit :

    J’avais compris! C’est très dur à surmonter. Je compatis.

    Là, il s’agissait d’une amie mariée depuis moins d’un an.

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