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Archive pour décembre 2011

le cochon, la brebis, les agneaux

Jeudi 22 décembre 2011

 

A l’angle de la grange, dans le recoin formé par la muraille du chemin et le pignon du bâtiment, il y avait, cette année-là, un cochon limousin blanc et noir. C’était une bête devenue énorme au fil du temps, mais extrêmement gentille. J’avais quatre ans, j’aimais bien aller le caresser et il aimait bien les caresses…

La même année, mon père avait acheté une brebis avec deux agneaux. Elle bêlait sans cesse, sans doute regrettait-elle le troupeau du voisin dont elle était issue. J’aimais bien caresser les agneaux.

 Je ne savais pas que cette bête et ses petits  enfermés pleurant leurs congénères, si mon père avait attendu que le porc soit  aussi  gros, c’était qu’il avait un projet particulier : entreprendre de surélever le toit de la maison. En effet, il n’y avait que peu de place dans les combles pour le foin, ce qui obligeait à faire des feniers (supra 15 juillet) extérieurs, ces meules coniques que parfois le vent emportait avant la fin de l’hiver. De plus, il fallait trois personnes pour décharger les chars de foin en été …L’accès de la grange était étroit… En surélevant le toit d’une bonne hauteur, on pourrait créer un accès directement au-dessus de l’étable = temps et fatigue gagnés. Cela impliquait un chantier important avec des ouvriers qu’il faudrait nourrir pendant toute la durée des travaux… 

J’ai bien pleuré quand on m’a expliqué que mon copain cochon devait être « killé »… Et on m’a raconté que la brebis et ses agneaux avaient rejoint le troupeau du voisin le jour où, en cachette, le couteau d’un des hommes de la maison a certainement accompli son œuvre… J’aurais eu de la peine à pardonner leur sacrifice !

Les chèvres

Jeudi 22 décembre 2011

 

 

Dans mon enfance, nous avions deux chèvres mottes. Ma mère n’aimait pas les chèvres encornées ce qui condamnait la chevrette cornue au couteau du boucher.

La blanche (saenen peut-être) était la plus familière, mais aussi la plus capricieuse. Je me souviens qu’un été elle avait tellement résisté au chien qui voulait la faire sortir du champ de choux qu’elle avait été cruellement mordue à l’oreille… C’était toute une affaire que de soigner la blessure où, malgré nos soins, les vers s’étaient installés. C’est au moment où la question se posait de l’abattre que mon grand père est intervenu : foin des teintures d’iode et autres crésyls, un arrosage d’alcool suivi de « sève de bon secours » la guérison fut prompte.

Il faut dire que mon grand père était le fils d’une maîtresse femme que les gens venaient chercher pour prodiguer des soins en l’absence de médecin, voire de vétérinaire. Un peu sage femme, elle soignait selon des principes ancestraux, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir communiqué à son fils le besoin de s’instruire. Mon grand père me parlait souvent de son séjour au lycée…Et la beauté de son verbe comme de ses écrits ne pouvait que me confirmer qu’il ne s’agissait pas d’un simple « stage de formation »

Il y avait aussi une chèvre de Thônes noire avec des taches blanches. A l’automne, on les conduisait chez un voisin propriétaire d’un bouc quand on les entendait pleurer pour être fécondées. L’odeur du bouc à leur retour empestait les bras de celui qui les attachait… et même le savon à l’eau froide du bassin n’arrivait pas à l’effacer entièrement. Les fromages pendant quelques jours avaient aussi une odeur forte.

Pour les traire, c’était notre travail, à nous, les enfants, nous nous accroupissions sur le côté et nous appuyions notre tête contre leur ventre pour les empêcher de bouger. Les adultes, eux se plaçaient à l’arrière, ce qui devait être un peu douloureux, alors parfois, la bête se vengeait en remplissant le seau d’un liquide qui n’avait rien à y faire… le lait était perdu !

 

Je n’ai jamais voulu conprendre pourquoi mon père appelait chèvres les filles un peu légères…

FANTASME

Mercredi 21 décembre 2011

Sur mon épaule large, ta tête s’est posée

Tes genoux repliés rejoignent ton menton

Tes bras, sur ta poitrine, légèrement croisés

Tu es là, blottie en pleine régression.

Tu n’es plus pour l’instant qu’un fragile fœtus

Mon bras qui t’enveloppe de furtive caresse

Devient pour le fantasme un géant utérus

Ton sommeil s’étend éteignant la détresse.

Le temps coule longtemps…Il en faut pour renaître

Parfois d’un coup de pied de réflexe l’ancêtre

Tu changes quelque peu ta douce position.

Rien ne bouge à nouveau, comme le froid se glisse

Depuis le bord du lit où il est en bouchon

Imperceptiblement je ramène en coulisse

Un grand morceau de drap et de la couverture.

Mes yeux, à leur tour baissent les paupières

La torpeur envahit mon être en rupture

 De tout ce qu’on m’apprit au siècle des prières.

Mais dans un mouvement aussi vieux que le monde

Tes lèvres s’arrondissent et cherchent une proie

Mon téton là, tout près, paraît une seconde

Aussi loin que le gîte pour qui est aux abois.

Il est enfin trouvé, mais hélas il est vide

La recherche s’étend de peau poilue en proche

L’ombilic est fouillé, et d’une langue avide

La main bouge à son tour et recherche une poche

La bouche entrouverte engloutit mon gland

Qui soudain se redresse en un dard turgescent.

Ma main qui se réveille froisse ta chevelure

Et doucement s’arrime à ta rotule dure

Ouvre le grand ciseau pour que de la cheville

Ma langue en un radar monté sur une vrille

Puisse explorer sans hâte, comme on gravit les cimes

L’immense immensité des plis les plus intimes

La douce exhalaison des senteurs enflammées

La source au fond du puits un peu trop bien cachée.

D’un bond tu te déplaces et présentes à mon pal

Une issue même deux que dans le grand étal

Mon corps va pénétrer dans une longue union

Aussi originelle que  le cœur de la terre en fusion .

Sénile?

Mercredi 21 décembre 2011

Un peu sénile, le grand-père !

Se rappelle bien des souvenirs lointains

Mais dans son radotage vain

Oublie aujourd’hui ce qu’il a fait hier !!

La messe de minuit

Mercredi 21 décembre 2011

 

Lorsque nous étions enfants, assez grands pour marcher sans peur, nous allions à pied à la messe de minuit. La neige gelée crissait sous nos pieds. Nous marchions aussi vite que possible pour nous réchauffer…et aussi parce que nous n’étions quand même pas aussi rassurés que nous le prétendions et cela d’autant plus qu’il y avait toujours un grand pour courir en avance et faire des bruits de branches dans le passage de « la buissonnâ » espace où le chemin traversait la forêt. Comme une troupe emballée, les porteurs de galoches battaient des records de vitesse, les grandes pélerines leur donnaient des airs de chauve-souris géantes des Meilloux à « Clamin » et c’est un soupir de soulagement qui sortait de leur bouche en voyant les lumières du Peuil. Le reste du chemin était beaucoup plus calme : d’autres groupes s’étageaient on ne risquait plus rien.

Le retour bien souvent se faisait en voiture : on s’entassait tant bien que mal dans les traîneaux ou les voitures des voisins ou de l’oncle.

Mais quand on arrivait, même si, à quelque indice on pensait que le père Noël était passé, on ne s’approchait pas des souliers… On attendait le lendemain pour découvrir tous ensemble les trois papillottes, l’orange, et , parfois, un tricot, des gants, un bonnet, une chose utile qui nous faisait plaisir.

La messe de minuit

Mardi 20 décembre 2011

 

Lorsque nous étions enfants, assez grands pour marcher sans peur, nous allions à pied à la messe de minuit. La neige gelée crissait sous nos pieds. Nous marchions aussi vite que possible pour nous réchauffer…et aussi parce que nous n’étions quand même pas aussi rassurés que nous le prétendions et cela d’autant plus qu’il y avait toujours un grand pour courir en avance et faire des bruits de branches dans le passage de « la buissonnâ » espace où le chemin traversait la forêt. Comme une troupe emballée, les porteurs de galoches battaient des records de vitesse, les grandes pélerines leur donnaient des airs de chauve-souris géantes des Meilloux à « Clamin » et c’est un soupir de soulagement qui sortait de leur bouche en voyant les lumières du Peuil. Le reste du chemin était beaucoup plus calme : d’autres groupes s’étageaient on ne risquait plus rien.

Le retour bien souvent se faisait en voiture : on s’entassait tant bien que mal dans les traîneaux ou les voitures des voisins ou de l’oncle.

Mais quand on arrivait, même si, à quelque indice on pensait que le père Noël était passé, on ne s’approchait pas des souliers… On attendait le lendemain pour découvrir tous ensemble les trois papillottes, l’orange, et , parfois, un tricot, des gants, un bonnet, une chose utile qui nous faisait plaisir.

On n’est pas couché? Maintenant, je me couche!!

Mardi 20 décembre 2011

Maintenant, je me couche !

Depuis très longtemps, j’aimais bien , le samedi soir, suivre l’émission de Ruquier…Je ne partageais pas les prises de position de ses acolytes sur les œuvres, mais je reconnaissais à Zemour une véritable culture ainsi qu’un engagement exprimé avec franchise mais sans profonde méchanceté.

Depuis l’arrivée des deux dames qui ont remplacé  les « Eric », je me sens régulièrement mal à l’aise à chacune de leurs interventions. Certes, j’éprouve une répulsion certaine à l’égard de Natacha Polony (supra 10 avril) qui a été loin de se dissiper, mais je reste stupéfait devant la méchanceté des remarques de sa collègue que j’appréciais pourtant dans les émissions politiques. Le summum ayant été lorsqu’a été invité Yvan Levaï, journaliste respectable et honnête, et même , moi qui déteste les thèses qu’il défend, elles ont réussi à me rendre momentanément sympathique, parce qu’agressé, le ministre Wauquier !!!

GLOIRE AUX MARTYRS!!!

Lundi 19 décembre 2011

CURIEUX  ETONNEMENT

Un grand nombre de personnes sont surprises en découvrant que, devant C. LAGARDE ou M.AUBRY c’est ANNE SINCLAIR qui représente pour les Français, la femme qui a marqué l’année. La fureur jalouse de la dame aux lunettes rouges me fait tordre de rire : elle ne comprend vraiment rien à l’âme humaine ! Ces gens, qui sont surpris, au temps des Romains, auraient été médusés de voir s’étendre la religion chrétienne.

Le même phénomène s’est produit : cette personne qui a stoïquement supporté toutes les dérisions, les calomnies, les tortures morales et psychologiques pour faire face à une adversité empirée par la vindicte des losers et des médiocres se trouve placée au premier rang de la considération , devant la personne qui a profité des problèmes de son époux pour se saisir d’un poste mondialement prestigieux, devant aussi une autre responsable politique favorite des médias qui aurait pu profiter de la disgrâce de DSK pour se hisser au plus haut de la compétition politique en France.

RECAPITULATION DU 8 NOVEMBRE AU 19 DECEMBRE

Lundi 19 décembre 2011

 

récapitulation du 8 novembre au 19 DECEMBRE

 

 

histoires

 

Les chevaux 13 nov

La Polka 13 nov

La Jouille 14 nov

La mère  Brenier 14 nov

La mère Reymond 14 nov

La Mirette 15 nov. 11

Caroline 15 nov. 11

Killer le caïon 15 nov. 11

Caroline 15 nov

Le panier pour le veau 20 nov

Histoire de soupe 23 nov

Le bas accusateur 24 nov

Voisins 25 nov

Jeux d’autrefois 26 nov

Vêlages dans la ferme de mon enfance 4 déc

Le frêne au taureau  4 déc

Les étraits  4 déc

La Charmante 6 déc

La Chalaise 6 déc

La Marquise 6 déc

L’avortement épizootique 6 déc

Leçon d’écologie 6 déc

La Piloune 7 déc

Le bouillon gras 8 déc

Les pieds de porc 10 déc

Le nid de petit lemming 14 déc

Pas notre heure ! 17 déc

 

réflexions/coups de gueule

 

Bravo la police ! 12 novembre

Excusable M. BAROIN 12 novembre

Pour un statut des vieux ?12 nov

Viol d’une mineure par un mineur 22NOV

Voler la France 22 nov

L’école pour protéger les enfants 24 nov

Quelle société demain ? 25 NOV

Révolutions 26 nov

Réveil de souvenirs 28 nov

Les neiges du Kilimandjaro 28 nov

VOLEURS ! 9 décembre

La genuflexion …laïque 15 déc

 

Poèmes

 

Cimetière 9 novembre

Budget 18 nov

Les yeux fixés sur la BOURSE 22nov

Vie de famille 25 NOV

Conseil 25 nov

Faits divers : information danger 26 nov

Suspectes 28 nov

L »art ou le génie ? 29 nov

L’orme de mon arrière grand père 1er déc

Le tilleul de mon grand père 1 er déc

Les groseilliers 5 déc

Le rosier de ma mère 5 déc

Nos animaux 7 déc

Douce soirée 15 déc

 

 

RAPPEL/

RECAPITULATIONS PRECEDENTES=  8 NOVEMBRE …14 SEPTEMBRE…19 JUIN…15 MAI   19 AVRIL… 19 MARS

RECAPITULATION DU 8/11 AU 19/12

Lundi 19 décembre 2011

 

 

 

histoires

 

Les chevaux 13 nov

La Polka 13 nov

La Jouille 14 nov

La mère  Brenier 14 nov

La mère Reymond 14 nov

La Mirette 15 nov. 11

Caroline 15 nov. 11

Killer le caïon 15 nov. 11

Caroline 15 nov

Le panier pour le veau 20 nov

Histoire de soupe 23 nov

Le bas accusateur 24 nov

Voisins 25 nov

Jeux d’autrefois 26 nov

Vêlages dans la ferme de mon enfance 4 déc

Le frêne au taureau  4 déc

Les étraits  4 déc

La Charmante 6 déc

La Chalaise 6 déc

La Marquise 6 déc

L’avortement épizootique 6 déc

Leçon d’écologie 6 déc

La Piloune 7 déc

Le bouillon gras 8 déc

Les pieds de porc 10 déc

Le nid de petit lemming 14 déc

Pas notre heure ! 17 déc

 

réflexions/coups de gueule

 

Bravo la police ! 12 novembre

Excusable M. BAROIN 12 novembre

Pour un statut des vieux ?12 nov

Viol d’une mineure par un mineur 22NOV

Voler la France 22 nov

L’école pour protéger les enfants 24 nov

Quelle société demain ? 25 NOV

Révolutions 26 nov

Réveil de souvenirs 28 nov

Les neiges du Kilimandjaro 28 nov

VOLEURS ! 9 décembre

La genuflexion …laïque 15 déc

 

Poèmes

 

Cimetière 9 novembre

Budget 18 nov

Les yeux fixés sur la BOURSE 22nov

Vie de famille 25 NOV

Conseil 25 nov

Faits divers : information danger 26 nov

Suspectes 28 nov

L »art ou le génie ? 29 nov

L’orme de mon arrière grand père 1er déc

Le tilleul de mon grand père 1 er déc

Les groseilliers 5 déc

Le rosier de ma mère 5 déc

Nos animaux 7 déc

Douce soirée 15 déc

 

 

RAPPEL/

RECAPITULATIONS PRECEDENTES=  8 NOVEMBRE …14 SEPTEMBRE…19 JUIN…15 MAI   19 AVRIL… 19 MARS

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