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Archive pour novembre 2011

La vie de famille

Vendredi 25 novembre 2011

 

 

Pas toujours facile, la vie de famille !

Dans certains cas, on étouffe tellement

On croit que c’est facile

Que tout ira gaiement

Et puis on découvre que les beaux sentiments

Cachent parfois des choses insoupçonnées

Que ce qui paraissait épatant

N’est au jour le jour qu’esclavage assuré

Les grandes références aux principes sacrés

Cachent bien souvent les souffrances infligées

La négation de l’être au nom de l’écriture

L’agonie de l’âme devant la dictature

La tyrannie de l’un lassitude de l’autre

Le silence qui entre et qui se vautre

La fuite alors est de survie réflexe

Légitime défense pour l’un ou l’autre sexe

L’école pour protéger les enfants

Jeudi 24 novembre 2011

 

 

L’école protection des enfants??

Un des rôles dévolus à l’école dans l’esprit des instaurateurs de l’obligation scolaire était la protection des enfants contre les exploitations, l’avidité des patrons : les propriétaires des mines ne pouvaient même pas imaginer qu’il soit économiquement pensable de se priver de la main d’œuvre enfantine sans la moindre pitié pour le sort qui leur était réservé…

La population paysanne ne pouvait non plus imaginer se passer des petits pâtres, des gardeuses d’oies… et, d’ailleurs, pour avoir une chance d’être tolérée, l’obligation scolaire prévoyait que les enfants puissent participer aux travaux des champs d’où les grandes vacances d’été , et une dérogation à l’automne pour les vendanges.

Il y a moins de quarante ans, on trouvait encore des parents qui refusaient que leur fils aille au collège, prétendant qu’il serait mieux à travailler avec leur père, artisan, dès la fin de l’obligation scolaire.

Ce rôle de protection, l’école peut-elle , doit-elle, encore le remplir ? Aujourd’hui, il ne s’agit plus de sortir les enfants des mines, mais de les sortir de la rue…L’école refuge est ressentie comme agression par certains jeunes qui la fuient, ou qui s’y rendent si insupportables qu’ils  empêchent ceux qui veulent vraiment étudier de progresser.

Pour être attractive, l’école devrait pouvoir pratiquer les méthodes du marketing concernant chacune de ses disciplines.

Nos politiques n’ont pour aucun d’entre eux trouvé la solution adéquate.

Le bas accusateur

Jeudi 24 novembre 2011

 

 

C’était il y a presque soixante ans, nous avions créé au village  la première maison des jeunes et de la culture du plateau …

Nous faisions ainsi des réunions dans lesquelles s’échangeaient des savoir-faire entre les jeunes du village et les employés des nombreuses « maisons d’enfants » du village.

La mairie mettait à notre disposition un local, ancienne classe d’école , deux ou trois soirs par semaine…

L’un(e) d’entre nous apportait un électrophone, des disques, nous apprenions des danses folkloriques, modernes aussi…Nous tentions de refaire le monde…

Pour s’assurer de la propreté des disques, une camarade avait apporté un vieux bas…

QUEL TINTAMARRE un lendemain matin, quand le garde-champêtre venu vérifier l’état des lieux découvrit l’objet !!!

Ben oui ! que voulez-vous, dans ces temps de crispation étroite sur les valeurs de pudibonderie, un bas était la preuve de dépravation !!

Histoire de soupe

Mercredi 23 novembre 2011

 

Histoire de soupe

 

C’était après que mon père ait refusé que j’entre en sixième…

 Passer mon certificat d’études devait être pour moi l’ambition suprême : pour un garçon cela suffit répétait mon père qui avait fréquenté la classe la « semaine des quatre jeudis » (mon grand-père paternel pensait plus important de mener le fumier aux champs que de se cultiver)…

 Or, notre institutrice fut mutée, et remplacée par une étrangère, venue du midi qui, ô scandale ! trouva que nous devions aller au-delà du sacro-saint diplôme. Méthodiquement, elle dressa la liste des établissements qui pourraient répondre aux possibles envies des ses élèves, réunit tous les documents nécessaires pour présenter leur candidature aux concours… se chargea de trouver les possibilités de bourse…Tint tête aux parents réticents (elle pouvait le faire : elle n’était pas la bru du maire de la commune et pouvait donc agir en hussard de la République sans risque politique)

Je fus reçu, quatorzième, au concours d’entrée en cinquième à Vaucanson, lycée technique de Grenoble.

Je ne garde pas un très bon souvenir du dortoir immense, des douches entre 5 heures et 6 heures et demie par groupes de trente dans les sous-sols du bâtiment, ni des longs moments d’ennui en étude, heureusement coupés par la venue « du BEBERT » (M. CIMAZ, le surveillant général dont les poings de boxeur avaient une réputation redoutée) cherchant un commissionnaire pour porter ici un papier, là, remplir des enveloppes, ou copier des adresses(celles des parents d’absents), ni des longues attentes du silence avant de se diriger vers le réfectoire… Mais la soupe du soir, une soupe épaisse, onctueuse, qui ne ressemblait en rien à celle de la ferme, dans laquelle les tranches de légumes restaient grossièrement écrasées dans l’assiette, et que l’on épaississait avec du pain sec me parut un délice… J’eus le tort de le dire devant ma mère qui en fut fortement blessée, ce que je regrette encore cinquante quatre ans plus tard.

Voler la France

Mardi 22 novembre 2011
 
Monsieur le Président de la République a rappelé le15 septembre que tricher avec la sécu, c’est voler la France. BRAVO !!

Je suppose donc que la chasse au travail « au noir » sera implacable… Il me semble qu’elle représente une perte pour la sécu plus importante que les arrêts maladie « de complaisance »

 

C’est aussi voler la France que tricher avec les impôts…refuser de les payer…

 

Mais… le fait de déserter le pays pour se soustraire à l’effort de guerre (= les impôts régulièrement votés par les représentants du peuple)

[… le ministre de l’agriculture et de l’alimentation le répétait il y a deux jours, nous sommes dans une guerre économique ]

Ne serait-ce pas mille fois pire ?

… ET le fait de donner du travail à certain de ces déserteurs ( un certain JOHNNY HALLIDAY) à l’ELYSEE qu’est-ce donc ?

 

Les déserteurs, on les fusillait, en temps de guerre…Aujourd’hui on pourrait AU MOINS LEUR CONFISQUER LEURS BIENS et en tous cas éviter de les faire travailler.

Les yeux fixés sur la BOURSE

Mardi 22 novembre 2011

 

 

 

A se figer sur la bourse,

On oublie que les humains

Ont besoin d’abord demain

De s’abreuver à la source

De manger au quotidien.

L’argent s’il n’a pas d’odeur

Peut rendre ses miliciens

Diffuseurs de puanteurs

Et cyniquement vauriens.

Universels usuriers

Mériteraient vraiment bien

Qu’on les oblige à manger

Leur oseille et d’autre rien.

VIOL d’une mineure par un mineur

Mardi 22 novembre 2011

 

On ne peut pas traiter les mineurs d’aujourd’hui comme on les traitait autrefois…CERTES !

Mais on ne peut pas non plus comparer les époques, au niveau de la manière de ressentir les erreurs de jeunesse.

Le viol était TOUJOURS PASSE SOUS SILENCE…Il n’avait pas la même définition qu’aujourd’hui.

La victime violée était fortement suspectée d’avoir incité à l’agression. Elle était dès lors, mise au ban de la société et traitée comme une « moins que rien » si elle dévoilait l’agression… lorsqu’il s’agissait de mineurs, c’était souvent réglé à coups de pieds au cul par le père ou les deux pères.

 Le père du violeur , si cela l’inquiétait, forçait le garçon un peu trop violent dans ses pulsions à s’engager dans l’armée…Les régiments disciplinaires jouaient leur rôle de mise au pas des indisciplinés…ET PUIS… Il y avait tant de guerres où il pourrait violer en toute impunité !… Et se défouler sur « les filles à soldats » !

Le « panier » pour le veau

Dimanche 20 novembre 2011
 
Chez nous, un veau de lait se gardait jusqu’à 120/130 kilos (environ un mois et demi) . Il était trois fois par jour lâché sous sa mère pour une tétée copieuse. Après cela, il était attaché dans un « jas »(une place étroite) avec un panier sur le nez… Une espèce de muselière…C’est qu’à l’époque, un veau de lait se devait d’avoir blanche chair, et le simple fait de tirer une bûche de foin par-ci par-là risquait de la rendre rouge.
Certain boucher très exigeant, vérifiait avant tout achat que le museau du veau était marqué par le panier. Pas de panier régulièrement mis, pas d’acheteur !
Qu’en est-il aujourd’hui des veaux même élevés sous la mère ? Ils broutent autant qu’ils le veulent et les goûts ont bien changé ! Quant à ceux que l’on nourrit dans des cages très étroites, avec une nourriture « spécialisée »… ????

budget

Vendredi 18 novembre 2011

 

 

Lorsque le bon LA FONTAINE

De Perrette nous parlait

On souriait des calembredaines

Qu’elle se racontait…

Mais qu’est-ce donc qu’un budget

Sinon l’histoire du pot au lait ?

Le cent d’œufs voilà un bon sujet

Si l’omelette on ne faisait.

Car des comptes en équilibre

Par les marchés trop secoués

Ce sont des œufs à coups de sabre

Que l’on essaierait de couver.

CAROLINE

Mardi 15 novembre 2011

  

A l’époque de mon enfance, quand une chèvre, un printemps, ne faisait pas de cabri, dans un premier temps pour l’été, on stimulait sa tétine en la frictionnant avec des orties. Il s’ensuivait une lactation, plus faible certes que normale, mais encore suffisante pour justifier de la garder… A l’automne on surveillait qu’elle recherche bien le bouc, sinon sa stérilité la condamnait à mort. Sa viande, pour certains morceaux, bouillie longtemps _elle était vieille _entrait dans des préparations qui arrivaient sur la table ; d’autres  parties, désossées, étaient mêlées au gras du porc pour confectionner du saucisson dont le goût était très fort… 

  

Sachant cela, un mois de mai, ma femme étant en classe verte, elle visita une ferme où une chèvre de réforme broutait paisiblement au milieu d’un parc. Une jolie chèvre blanche comme celle de M. Seguin …Le mercredi, comme j’allais rejoindre la classe en « transhumance », elle me parle de la bête…Je vais la voir et je l’achète ! 

  

Nous habitions un lotissement de quelque quatre vingts pavillons groupés en petits hameaux, avec jardin privatif d’environ cent à cent vingt mètres carrés…Que nos voisins, gaspilleurs d’herbe, tondaient et retondaient sans cesse…Et ne pouvaient, non, pas comprendre que nous y lâchions un lapin… Imaginez le branle-bas, ce samedi après-midi, quand je fis le tour de la résidence, avec une chèvre, en deux chevaux, la tête sortie à la capote !!! 

Qu’est-ce que ce grand farfelu avait encore imaginé ??? 

Il est vrai que, directeur de l’école, j’avais quelque peu secoué des routines nécrosées…  

J’ai beaucoup ri de l’effervescence : j’avais loué à un paysan un carré de ronces mûriers qu’il ne voulait pas traiter avec un quelconque désherbant. 

Fin mai et juin ainsi passèrent, j’allais matin et soir voir ma copine Caroline, lui frotter les tétons d’une poignée d’orties très fine avant de tirer le lait.  Elle arriva ainsi à donner bon jour mal jour un petit litre de lait… 

  

Aux vacances j’emmenai ma jolie pensionnaire dans la ferme natale dont je venais d’hériter…Mon père avait laissé  _épave_ une vieille Simca huit…Caroline trouva la place au siège arrière à son goût…Et c’est ainsi que tout l’été j’ai fait trois tommes tous les deux jours…Et que les touristes amusés ont admiré comme une star, la beline , qui, malicieuse sortait la tête à la portière et doucement béguetait en les regardant, espérant une croûte de pain, un peu de sel , un pissenlit. Chaque fois que je sortais, elle m’appelait gentiment, si bien que je ne me voyais pas, l’automne venu la sacrifier… 

C’est à la foire dite à l’ancienne que j’ai trouvé un acheteur : il cherchait pour un enfant malade un animal pour compagnon. 

Pendant des années encore, en sortant devant la maison, j’ai cru entendre son appel, son bêlement adorateur.   

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