crimes à Velebeau (suite)

 Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin  dépêché pour l’enquête  est reparti , il avait tenté  de rencontrer  Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille .Le juge n’apprécie pas que l’on enquête sur un haut fonctionnaire…Martin sent pourtant bien que Mathurin joue un rôle dans ce crime…Raoul qui a menti sur son emploi du temps paraît hors de cause… L’assistante sociale vient le questionner sur ce qu’il pense des relations entre Mathurin et sa fille , laquelle est enceinte. Il va interroger la mère supérieure de l’internat…le chauffeur du car, les enfants…Elle a été vue courant pour rattraper le car… Germaine Mâtin qu’il n’a pas soupçonnée se suicide. Elle laisse une lettre et son journal 

  

                                                                           26 AVRIL 

  

J’ai encore fait le même rêve. Emilien était là, la tête entre mes cuisses. Il avait baissé son pantalon, et je voyais sous son ventre un morceau de chair rose avec une grosse boule comme chez Zilou. J’avais envie de le toucher, mais, chaque fois, il se recouvrait d’une peau. Je me suis réveillée toute mouillée. Est-ce que je recommence à faire pipi au lit ? Il y a au moins dix ans que ça ne m’était pas arrivé… Mais non, mon lit est seulement un peu humide. 

  

  

  

  

                   27 AVRIL 

  

Je suis retournée m’asseoir dans mon fauteuil avec Zilou. J’ai regardé les nuages, le soleil, les feuilles,les oiseaux, j’avais envie de sentir ma zitoune picoter, mais rien ne s’est produit. Je l’ai même un peu frottée, mais en vain. J’étais très déçue…et puis j’ai aperçu Emilien derrière l’arbre, le gros alisier de la haie, et, sans avoir rien fait, mon corps a de nouveau été envahi de chaleur et secoué, secoué, secoué, 

Lui, ne bougeait pas, il souriait en me regardant. 

  

  

  

  

                                                                           28 AVRIL 

  

Cette nuit, quatre fois de suite, je me suis appliquée à me rappeler ce qui m’est arrrivé. A chaque fois, ça a été la même extase…C’est LUI qui doit me jeter un sort de sorcellerie pour me rendre comme ça, il faut me méfier. Pendant quelques temps, je n’irai plus m’asseoir dans mon fauteuil. 

  

                                                                                     12 MAI 

  

Ca y est, ça a recommencé. Mon ventre saigne encore. J’ai placé tout de suite une espèce de serviette en pointe comme celles des bébés pour éviter de tacher ma jupe. Mais je me suis sentie soudain TRISTE…si triste que je n’ai pas pu m’empêcher de retourner au fauteuil, et là, mon nez contre mes genoux, je me suis mise à pleurer. J’ai pleuré longtemps, longtemps, jusqu’à ce que je sente une main sur mes cheveux. J’ai levé la tête. C’était lui. Il me regardait gentiment et j’ai senti monter en moi ce sentiment que je ne sais pas définir qui fait qu’on est agité et immobile à la fois, que votre gorge semble emplie comme d’une boulette de pomme acide. J’ai voulu parler et je n’ai rien dit. Il est resté un moment sans bouger, puis il est parti de l’autre côté de la haie. 

  

  

  

                                                                           16 MAI 

  

Je retourne tous les jours au fauteuil. Il vient s’asseoir à côté de moi. Il ne dit rien, ne fait pas un geste. Le premier jour, je lui ai fait une petite place à côté de moi. Je sens sa cuisse dure contre la mienne et je sens plusieurs fois de suite monter en moi cette impression dont je ne pourrais plus me passer. Puis il repart sans un mot. J’ai envie, parfois qu’il me caresse encore les cheveux, ou la joue, ou mes nénés ou mon ventre ou mes cuisses. J’ai envie de retrouver mon rêve de l’autre nuit, de sentir sa langue sur mes cuisses et de voir… 

  

  

  

  

                                                                           23 MAI 

Aujourd’hui, il a posé sa main toute rugueuse sur mon genou. Quand j’étais petite, ça me faisait penser à la râpe à fromage de maman, mais, aujourd’hui, j’ai trouvé ça agréable, et j’aurais bien aimé qu’il la laisse plus longtemps, et même qu’il me caresse le ventre. Mes seins (maintenant que je suis grande et que je saigne comme les femmes, il paraît que c’est comme ça que ça s’appelle) se sont mis à durcir comme du béton… mais lui, a très vite retiré sa main et je n’ai pas osé la retenir. 

  

  

  

                                                                           25 MAI 

Maintenant, il pose doucement sa main sur mon genou, et comme je mets ma main sur la sienne, il ne la retire plus. A certains moments, j’écarte un peu mes genoux pour qu’il remonte le long de ma cuisse, mais il ne bouge pas. Il attend et cette attente me met dans des états épouvantables. 

  

  

  

                                                                           8 JUIN 

  

Je saigne encore. Ca ne m’inquiète plus. Il est venu près de moi et je lui ai montré ma culotte tachée. Il a regardé un instant, puis il s’est levé et il est parti en courant. Reviendra-t-il ? 

  

  

                                                                           9 JUIN 

Pas venu 

  

  

                                                                           10 JUIN 

Pas venu 

  

                                                                           11JUIN 

Pas venu 

  

                                                                           12 JUIN 

  

Je suis allée chez lui. Il m’a regardée de façon très inquiète. Il m’a serrée contre lui brutalement, puis m’a repoussée violemment et m’a dit de ne jamais revenir. 

  

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