le cheval

Dans la ferme de mes parents, un animal avait un statut particulier : le cheval. 

Tout d’abord, c’était l’animal de mon père. Je n’ai jamais vu ma mère l’harnacher, même si elle le conduisait. Pour mon grand-père maternel, c’était une bouche inutile (un cheval mange autant que deux vaches, ne donne pas de lait et travaille moins fort). Pour mon père, c’était un gage de rapidité pour les travaux légers, et, surtout, cela permettait les déplacements en famille. Le dimanche, tout le monde grimpait dans la carriole pour se rendre au village. Sur la route, on ramassait les piétons en retard pour l’église, et on faisait parfois la course avec les attelages voisins. 

Mais le cheval, c’était aussi l’animal qui requerrait des soins particuliers. Cheval couché= affolement, promenade des heures pour calmer les coliques. Curage des pieds, ferrage régulier, brossage faisaient partie des activités imposées. Il exigeait des mesures de prudence… 

Je n’ai jamais eu très confiance dans les chevaux. 

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