Déesses d’aéroport…

 Il y a dans les aéroports

Mille déesses bien cachées

Et je me suis, coquin de sort,

Attaché à les rechercher

Leurs ailes sont bien repliées

A la foule elles sont mêlées.

 

Elles ont toutes tant de beauté

Qu’on en oublie les convenances

 On ose aller leur présenter

Un poème d’adolescence

Oubliées rides, oublié âge,

Oublié ventre…au radotage !

 

En la première incessamment

Je revoyais visage d’enfant

D’une gamine timorée

A soutenir, encourager,

Afin de voir soudain briller

Son beau sourire plein de clarté

 

Elles ont toutes tant de beauté

Qu’on en oublie les convenances

 On ose aller leur présenter

Un poème d’adolescence

Oubliées rides, oublié âge,

Oublié ventre…au radotage !

 

Il en est une réservée

Qui se maintenait isolée

Ses cheveux d’un noir de jais

A son amie s’opposaient

Un fin diamant lèvre piqué

Faisait resplendir sa beauté

 

Elles ont toutes tant de beauté

Qu’on en oublie les convenances

 On ose aller leur présenter

Un poème d’adolescence

Oubliées rides, oublié âge,

Oublié ventre…au radotage !

 

Il en était bien trop groupées

Pour que j’ose les aborder

Elles portaient de longs cheveux

Et paraissaient très occupées

Les ai seulement admirées

En attendant ce que dieu veut

Elles ont toutes tant de beauté

Qu’on en ressent timidité

On n’ose aller leur présenter

Un poème d’adolescence

Oh ! la !  rides oh ! la !la ! âge !

Et puis le ventre… no radotage.

 

Mais c’est au bas d’un ascenseur

Qu’elles m’apparurent soudain

L’une exprimait sa douleur

Moment choisi par le destin

J’osai me dire consolateur

Pour venir leur tendre la main

 

Elles ont toutes tant de beauté

Qu’on en oublie les convenances

 On ose aller leur présenter

Un poème d’adolescence

Oubliées rides, oublié âge,

Oublié ventre…au radotage !

 

Tant pis ma foi si les puristes

Préfèrent Aphrodite à mes fées

J’admire volontiers les artistes

De dix mille ans d’ancienneté

Mais mon bonheur est de chanter

Les déesses rencontrées !

 

Elles ont toutes tant de beauté

Qu’on en oublie les convenances

 On ose aller leur présenter

Un poème d’adolescence

Oubliées rides, oublié âge,

Oublié ventre…au radotage !

 

Si vous vous êtes reconnues

Belles déesses ici chantées

Mon poème vous a-t-il plu

Ou dois-je sous terre rentrer ?

2 Réponses à “Déesses d’aéroport…”

  1. tardlesoir dit :

    Je ne me suis pas reconnue mais en vérité je vous le dis : gardez les pieds sur terre, ne couchez que ceux des poèmes…

  2. 010446g dit :

    Merci!
    Certaines se sont reconnues et continuent de m’écrire.

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