Le sauze

 

Il est coutume dans notre région

Quand  amoureux garçon

D’une déesse, par un rival

Dans le cœur désiré, est surpassé

Au soir des noces, avant le bal,

Que les hommes du canton

Portent au délaissé

Une branche de saule ou de peuplier

De « sauze » chez nous dit-on,

Censé symboliser

L’éternel chagrin

Eprouvé le matin.

Planté

Et arrosé

De bonne gnôle raide

Le scion très souvent

S’étiole lentement

Mais si la branche laide

Prend racine en arbre

De deuil inexpiable

Elle devient le gibet sombre

De l’inconsolable.

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