Sortie du cinéma

19 janvier 2017

Elles étaient vingt jolies oiselles

Devant l’entrée du cinéma

A pépier, mesdemoiselles

Sur chaque être passant par là.

Arrivais devant leur groupe

Pour le moins bien excité

L’ironie le vent en poupe

Pour m’habiller de tête en pied.

Mais d’un slam de quelques vers

J’arrêtai tous leurs pépiements

Ne leur mis la tête à l’envers

Mais fis cesser le mouvement…

Elles étaient vingt jolies oiselles

Soudain attentives un instant

Je me sentais au milieu d’elles

Comme un grand adolescent.

Soirée bizarre …souvenir

18 janvier 2017

Nous voulions partir en Corse…

Mais avec les grèves qui corsent,

Etions restés bloqués à Nice,

Pour une soirée de délice…

Puisqu’embarquer ne pouvions pas.

Dans un petit hôtel sympa

Avions pris une chambre pour trois.

Pas question de sortir en ville:

Un snipper était embusqué

Derrière ses volets tirés,

Pour une raison futile

De querelle inexpliquée.

Dans le salon, un amuseur,

Un peu éméché de surcroît,

Faisait rire de bon coeur

En commentant l’actualité.

Sa principale victime,

La chanteuse Dalida,

Faisait les frais de sa frime,

De sa jalousie lambda…

 

Suis allé hier au ciné

Voir le film Dalida

Et ce que j’ai visionné

M’a rappelé ce soir-là.

Matin glacial

17 janvier 2017

7 heures du mat, il fait froid

Dans le ciel la lune boit

Couvre-toi

 

 

La neige crisse à chaque pas

Mais les bêtes n’attendent pas

Là!

 

 

Sortir une ration de foin

Heureusement ce n’est pas loin

Woin!

 

 

 

Une mesure de bon blé

Et de la graisse modelée

Hé!

 

 

Trois carottes et du pain

Dans la cage des lapins

Hein!

 

 

Sorti de son tas de foin

Le chien doit faire ses besoins

Loin!

 

 

Et comme ce sera bon

De rentrer dans la maison

RON!

RON!

RON!

RON!

Conte des années 3000

16 janvier 2017

Il avait mis des barbelés

Déroulés et bien serrés

Pour empêcher les voisins

De venir boire à la source

De venir prendre leur bain

De pénétrer, de faire la course…

Les intrusions pourtant

Continuaient dans son champ

C’est que l’herbe était soyeuse

Au milieu de cette zone sableuse…

Il avait fait construire un mur

Autour de son grand château

Pour être tranquille c’est sûr

Loin du monde des badauds.

Mais il restait les oiseaux

Qui arrivaient par les cieux

Il fit donc couvrir les lieux

Par un immense drapeau

Aux cinquante étoiles frappé

Et y mourut étouffé…

L’ironie homicide…

15 janvier 2017

Ils ne se rendent pas compte,

Les inventeurs de quolibets,

Quand ils sortent de leurs fontes

Une ironie de bidet,

A quel point leur flèche,

Décochée pour faire rigoler,

Peut ouvrir grand, une brèche,

Dans le coeur d’un jeune à peine formé.

C’est parfois leur imbécillité,

Qui amène jusqu’au suicide

Un ado peu équilibré,

Un véritable homicide.

Quand j’entends Candelloro

Dire combien il a souffert,

Combien il a trouvé amer,

Que l’on ait crié HARO

Sur son choix de patiner

Non pour, comme marteau, cogner,

Mais, pour, la piste illuminer

Par des figures à faire rêver.

Réchauffement

14 janvier 2017

Cela a-t-il tant d’importance

Que, dans Toulouse, des chameaux

Soient en errance?

 

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Suite au réchauffement de la planète

Un froid mordant s’abat sur la France

C’est bête!

 

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L’important c’est notre coeur

Toujours chaud pour le bonheur

Le bonheur!

Ne jamais désespérer

12 janvier 2017
Il suffit,  à l’étoile, de croire
Pour qu’elle finisse par briller.
Le passage dans la nuit noire
Le tunnel va déboucher
Et l’horizon bien trop sombre
Finira par s’éclairer
Et le royaume des ombres
Trouvera son débouché
Ne cesse pas d’espérer,
Ne cesse pas d’avancer,
Un pas et puis un autre
Un jour noir, un jour noirâtre
Dans la tristesse ne te vautre
Ne plonge pas dans le saumâtre
Garde ton coeur bien ouvert
Au noir, préfère le vert
Et ne ferme pas ton oeil
Car la lumière du soleil
Arrivera sur ton seuil
Comme nouvelle merveille.

En réaction à l’énervement de M. V. à l’égard des journalistes:

12 janvier 2017
Mais, bien sûr, pauvre benêt
Qu’on ne va pas te questionner
Sur un tout autre sujet
Si celui-là te fait monter!
Va apprendre à maîtriser
Ton sang quelque peu trop chaud
Matamore, on a payé
L’est reparti au dodo.
On sait bien que tu voudrais
Que la France soit toute rose
Mais jamais elle ne déciderait
De choisir qui dit, IMPOSE.
Montre montre ta colère
Donne tes coups de menton
Claque claque des talons
On n’en a vraiment que faire
On t’a vu en mini Sarko
On t’a vu au 49/3
Pourquoi voudrais-tu qu’on croie
Que tu changes de facto?

Inspiré par une vidéo (F B _ B R)

11 janvier 2017

Ah! Mais voyons, mademoiselle

Ce ne sont pas ces chaussures qu’il faut!

Prenez le temps sur la semelle

De planter des clous de chevaux!

Vous risquez fort dans la descente

De vous casser le fémur

Ou de terminer la pente

Le nez écrasé contre le mur.

Vous auriez pu éviter la peine

De partir ainsi à vau l’eau

En mettant des chaussettes de laine

Sous les semelles de vos godillots.

Au pire au moins foulez la neige

Vous vous mettrez moins en danger

Ce ne serait pas sacrilège

Et l’hôpital éviteriez!

La maison abandonnée (inspiré par une photo F B)

11 janvier 2017

C’est une grande maison

Hantée par des revenants

Qui reviennent à foison

Faire sabbat « ouvrez le ban ».

Dès que vous poussez la porte

Vous sentez souffler le vent

Un vent froid qui vous apporte

Des frissons incessamment.

Sans personne à l’horizon

Les planchers se mettent à grincer

Comme si des moribonds

Marchaient dans la pièce à côté.

Au premier pas de l’entrée

Chauve souris vont s’envoler

Dans vos cheveux s’agripper

Et vous feront sursauter.

Dans la pénombre inquiétante

Quelques ombres se profilent

Respiration haletante

Y a de quoi se faire de la bile.

Le claquement d’un volet,

Imprévu sur le moment,

Est-ce sorcière à balai

Ou oiseau, asile, cherchant?

Caché entre les balustres

Un rat feule bruyamment

En sautant de poutre en poutre

D’un air vraiment menaçant.

On aperçoit dans un coin

La forme d’un mannequin

Vêtu d’une robe blanche,

Qui a perdu, elle se penche,

Sa jolie ceinture dorée

Etalée sur le pavé.

Sur la table poussiéreuse

Git un vieux vase ébréché

Où une souris, la gueuse

A logé une nichée.

Les épeires tisserandes

Des plafonds colonisés

Etalent et étendent

Des draps de mouches chargés.

Une horloge dans un angle

Forme un visage inquiétant

Comme un cou que l’on étrangle

Son balancier tout pendant…

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