Bizarre! Vous avez dit bizarre?

21 mai 2018

C’est une histoire bizarre, lue dans le journal « La Provence »:

Une voiture « fantôme » cumule les excès de vitesse.

Son propriétaire est  hors de tout soupçon: il paresse

Depuis trois ans dans les geôles de France…

Le véhicule, saisi comme pièce à conviction,

Dans un délit grave, c’est possible… On devine

Qu’il pourrait être utilisé  comme  jouet à sensations

Par des policiers en mal d’adrénaline…

Vu la valeur du carrosse, les amendes ne doivent pas gêner

Le taulard dans sa cellule, qui pourtant peut se désoler:

Les points de permis qui s’envolent sans pouvoir les récupérer…

Quant à moi, je subodore: début de l’ETAT POLICIER?

 

 

 

Soirée musicale

19 mai 2018

Ce fut féerique hier soir

En Irigny au Sémaphore

Il y avait à entendre et à voir

Les jeunes nous épatèrent fort.

Issus de trois établissements

Un collège et deux lycées

Ils furent parfois près de trois cents

A nous charmer, nous enchanter

Ah! Quelle joie de voir vraiment

De jeunes adolescents

Passionnés par un prof génial

Mobilisés pour ce festival.

Même les anciens étaient venus

Prêter main forte aux plus jeunes

Même les anciens étaient venus

La musique maintient jeune!

 

(Certains qui avaient réussi

Tenaient des postes d’encadrement)

 

Ce ne sont que des humains

19 mai 2018

Pour certains, ça peut être curieux

Les médecins ne sont pas dieux.

Hélas! Ils ne sont que des hommes!

Au vu de certains symptômes

Même les plus grands peuvent faire erreur.

Bien sûr, c’est un grand malheur

Quand ils ne détectent pas

Dans l’appel de grande détresse

L’ictus fatal qui sévira.

(Le petit pois qui gène la princesse

Est-il besoin d’une armée

Pour le combattre pour le chasser?

Trop de bobos bien bénins

Sont érigés par certains

Au rang de menace planétaire!)

Trop facile, le procès, de faire!

Distinguer le vrai péril

Difficile, au bout d’un fil!

Ceux qui pour sauver se démènent,

Même si mes paroles gênent

Méritent mieux que des injures,

Des procès des paroles dures.

Hélas! En cas  de malheur,

Ne mène à rien, la rancœur,

Mais je partage la douleur.

 

Le cerf-volant

17 mai 2018

Je suis fort, je monte au firmament

Je domine le monde, rampez manants

Disait le cerf-volant.

Que se rompe enfin ce câble

Insupportable,

La lune, les étoiles,

Découvriraient ma voile.

Eole l’entendant

D’une rafale de vent

D’un coup lui vient en aide

Casse le filin raide.

Dans un tournoiement funeste

L’orgueilleux qui peste

S’écrase piteusement

En plein milieu d’un champ.

Ainsi, certains politiques

Râlant contre les freins démocratiques

Après avoir tué

Les corps constitués

A l’issue de leur sort

Seront des oiseaux morts.

 

 

Cris d’animaux

16 mai 2018

Bêeeeeeeelles montagnes

Dit la brebis transhumante

La joie me gagne

A boire tes eaux ruisselantes

Hihan! Hihan! répond l’ânon

Je peux gambader dans les pentes

Et me gaver de bourgeons

Rouler même dans la descente

Folâtrer parmi les moutons.

Ouah! Ouah! Ouah! Dit le patou

Jouez, broutez, amusez-vous

Je suis là pour chasser le loup

Je veillerai bien sûr à tout.

Hou! Hou! Hou

Pauvre patou

T’es vraiment fou!

Hurle le loup

Comme les fusils

Sont interdits

Agneaux, cabris

Anon aussi

Viendront nourrir mes petits!

Ecolos MERCI!

Veillée perturbée

15 mai 2018

Douce et calme est la veillée:

Les voisins sont rassemblés.

Les hommes jouent à la belote.

Les femmes, en bavardant, tricotent.

Aucun bruit ne vient de l’étable,

Porte fermée, le chien derrière.

Les gamins roulent sous la table

Derrière une bille de terre.

L’hiver commence à peine.

Les vaches sont accrépées.*                                      *attachées pour le temps de l’hiver

Un léger vent souffle dans la plaine.

Les champs, de neige, sont saupoudrés.

Sur la console une tarte

Attend la fin de la partie.

Léon lance une carte.

Le tour est presque fini…

Brusquement, un bruit dehors!

Charles bondit comme un ressort

Pris d’ineffable panique,

« Les Boches sont là, nous sommes morts ».

Il se saisit d’une trique,

Il cherche des yeux une cachette,

Vite, vite, il se jette

Sous la réserve de paille.

Armand le suit et le rassure:

Ce bruit, ce n’est rien qui vaille:

« La guerre est finie pour sûr

Hitler est mort depuis longtemps. »

C’était ainsi des mois plus tard.

L’angoisse régnait toujours autant.

A l’époque j’étais moutard.

J’en parle encore maintenant.

 

Retour de captivité

14 mai 2018

Quand il revint d’Allemagne,

Après la fin des hostilités,

Louis ne reconnut plus sa montagne:

Même le curé avait changé.

Son beau-père l’attendait au tram:

Il fallait de tout l’informer:

« Ce  jeune garçon, ne fais pas drame!

Ta belle-soeur l’a enfanté.

Son père, mobilisé à la guerre,

N’a plus donné de ses nouvelles,

Sa mère est partie il y a guère

D’une maladie mortelle.

Dans le hameau, peu sont rentrés,

A croire que les Boches les ont mangés…

Et tous ces jeunes fusillés

Toutes les fermes incendiées! »

 

Louis, prisonnier militaire

Dans une ferme avait été affecté.

Avait appris et découvert

D’autres méthodes pour travailler.

Le patron l’avait accueilli

Mieux qu’en France les ouvriers.

L’avait logé, l’avait nourri

Lui avait tout fait oublier.

« Si demain, par coup du sort,

Mon fils est prisonnier chez toi

J’aimerais que tu aies le ressort

De le traiter comme je te reçois »

 

Louis comprit dès lors

Qu’il valait mieux ne pas parler

Ne pouvait pas être d’accord

Avec les haines accumulées.

Il garda donc le silence

Et évita de fréquenter

Les grandes réjouissances

De la liberté retrouvée.

 

Souvenir : juste avant le deuxième bac

13 mai 2018

C’était en 1963… Est-ce fin mai ou début juin?

Je devais passer le second bac incessamment. Me voilà pris d’une fièvre folle, le corps couvert de boutons, de pustules transparentes à ne jamais gratter surtout!

Le médecin du village diagnostique une varicelle… A huit ans, ce n’est généralement pas grave… Mais à 20 c’est autre chose! fiévreux et tout boutonneux, des démangeaisons partout, voyez comme les révisions pouvaient se faire sereinement!

D’autant plus que selon ma bonne habitude, j’attendais le dernier moment…

Bon! quand même, je me débrouille, IL LE FAUT: quand on était normalien, on n’avait pas droit à l’échec, sinon il faudrait rembourser le prix des études et même de la bourse de trousseau…

C’est à ce moment qu’a surgi une autre difficulté: l’éviction scolaire s’appliquait jusqu’à disparition des croûtes… Et l’examen approchait… approchait…

La veille, le médecin signa enfin l’autorisation de participer aux épreuves…

Bon! cette fois ce ne fut pas mention : ce fut seulement rattrapage…

Aujourd’hui quand j’entends qu’on met en cause les vaccinations, je sens les poils sur mon dos qui se hérissent: ils sont inconscients!

Souvenir impérissable!

12 mai 2018

J’étais ce soir là, avec les vaches, au grand pâquer*                                                               *pâturage

Ce grand terrain peu fertile où elles trouvaient quand même à manger

Les villardes** broutaient paisibles. j’avais douze ans, jamais tort                                           **vaches de Villard de Lans

Mais au moins dix huit dans ma tête…Me sentais fort!

La Plaisante, une magnifique bête, achetée jeune à Louis Marin,

N’avait encore guère vu la corde, le joug bien sûr, encore bien moins.

Je m’approche, je la caresse, pas un seul geste énervé.

Je viens devant, je mets la main sur sa corne fuselée…

Elle continue à manger, je m’enhardis, deuxième main.

Sans le moins du monde se soucier, sa langue fauche tous les brins.

Je tire un peu, elle lève la tête, si haut que mes pieds lâchent le sol

Elle part dans une course effrénée ou plutôt dans une gigue folle.

N’y tenant plus, je lâche prise, je tombe, elle me pose un pied

Sur le bord de la hanche et me franchit en gambadant.

Je suis penaud, je suis navré, je me relève gémissant,

Mais chut! Surtout ne rien dire _ moqueries_ quant au père

Il sortirait le perpignan***…Alors bien sûr mieux vaut se taire…                                                  ***gros fouet des chevaux de labour

Quand je me réveille le matin avec cette douleur au côté

Je sais que c’est la Plaisante qui ainsi m’a éduqué!

cuisine II

11 mai 2018

La salade, triée, lavée

A l’essoreuse bien égouttée

Sur chaque assiette sera posée.

Râclées, les carottes nouvelles

Sont partagées de tout leur long,

Coupé, le concombre en rondelles;

Pelées légèrement les courgettes,

Puis présentées en petits bâtons.

Tiges à fendre en quatre des céleris.

Coupés d’ un côté les poivrons,

Evidés sont wagons jolis:

Avec les roues de concombre

Piquées avec des cure dent.

Il en faut un certain nombre

Pour grignoter à pleines dents:

(Pour chacun le choix idoine)

Des légumes en macédoine,

De mayonnaise assaisonnée,

Dans chacun des autres, une crudité,

Quelques œufs durs en ribambelle

Des sauces multiples dans des coupelles

Le repas pourra démarrer!

 

 

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