Amis? Alliés? Moi d’abord!

7 avril 2020

Voici venu le temps terrible

Des horribles désillusions:

Les amis, qu’on croyait infaillibles,

Se découvrent   dans l’action.

Les toujours prêts pour partager

Les toasts, les verres, les apéros,

Dans la tourmente vont montrer

La qualité de leur numéro.

Il y a ceux qui tournent la tête

(Il n’ont rien su préparer)

Voire qui contemplent d’un air bête

Bombent le torse mais sans aider.

Il y a ceux qui en profitent

Pour des négoces nauséeux,

Pour des vols sur divers sites,

Pour des deals plus que foireux.

Les pulsions les plus sordides,

Prennent forme brusquement,

Et les naïfs, les candides,

Subissent  plus de désagréments.

Au pire de la tourmente,

Si les vivres un jour manquaient

Quand on regarde la pente

Sûr qu’ils se dévoreraient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avortement…

7 avril 2020

L’Europe est en train de s’avorter.

Finies les solidarités!

Chacun pour soi et virus pour tous.

Dans la panique qui les pousse,

Chaque Etat fait n’importe quoi:

Commandes de toi seront à moi!

Mépris et rivalités

Retrouvent leur vitalité.

 

 

radotage: souvenir….

7 avril 2020

L’avortement épizootique

 

Cette année-là fut une année horrible : pas de veaux, pas de lait, et l’obligation de faire abattre les bêtes atteintes.

TOUTES LES PLUS JEUNES VACHES passèrent à l’abattoir… Ce fut la désolation ! Toutes ces lignées dont nous étions fiers décimées.

Ne restèrent que deux très vieilles vaches et des génisses pas dressées. Il fallut pour travailler acheter un tracteur…LA RUINE !

Racheter des vaches, quand on a bradé les autres, DIFFICILE !!! Obligation de choisir des bêtes âgées parce que dressées et plus résistantes au microbe qui rôdait peut-être encore …

Le malheur était en route!

Cet article a été posté le Mardi 6 décembre 2011

Entre urgence et détresse

6 avril 2020

Entre urgence et détresse,

Le pays durement se débat.

On se torture, on se presse,

Faut faire face, il n’y a pas…

Pas de masques! Ca énerve…

Il y en avait tellement!

Où sont passées les réserves?

Se sont envolées au vent…

Surtout ne pas perdre face!

De certitude, faire semblant!

Les lits partis à la casse…

Font défaut, sûr, maintenant.

Par la peur et le bla bla,

On peut tenir quelque temps…

Quelques temps, oui, mais voilà…

Tout finit par être évident…

Comme au temps du Moyen -âge,

Déclenchons la quarantaine!

Un remède d’un autre âge…

Protections, ce n’est pas la peine ,

Enfin…  pour le moment…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Responsables ? Coupables ?

5 avril 2020

Ah! On les cherche, les coupables,

Les défaitistes, les félons,

Les salauds, de jeter, capables,

Leurs virus sur la Nation.

Ils sont venus de la Chine,

On les suit,  on recherche, on fouine:

Quelles rencontres, quelle mine?

As-tu toussé jeune gamine?

Ils étaient tous assemblés

Pour des prières répéter

Sont repartis bien tranquilles

Dans divers villages ou villes.

C’est, dit un illuminé,

Pour les hommes, la punition

Des adultères effrénés

Et de la fornication.

D’autres aussi ultra chauffés

Prétendent que c’est la Nature

Leur Dieu sacré, vénéré,

Qui nous menace de sépulture.

Ici c’est un skieur étranger,

Du pays qui voulut se séparer,

Venu semer, sur nos pistes,

Sous le prétexte touriste….

Demain ce seront les sportifs

Venus à Lyon, match pour motif.

Ce sont ces gens inconscients,

Qui ne respectent pas le confinement….

Et voilà que ça dégénère

Des salauds viennent crier

Que la dévouée infirmière

Va drainer vers le quartier

Le poison tant redouté.

Elle qui fait partie des anges

Sans souci de sa propre santé

La voilà qui paraît-il dérange….

Triste constat pour l’humanité!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Radotage: Mon monoprix

5 avril 2020

A mon « monoprix »

C’était un jour gris

Un jour de pluie.

Pour tromper l’ennui,

J’errais dans mon « monoprix »

Entendez la coopérative,

Le magasin des paysans,

Là où on achète des plants

Des engrais, graines d’endives.

Après avoir, au débotté ,

Clamé poèmes à des fées,

Prétendu avoir été soldé

Voire chanté hymne à leur beauté,

J’allais payer à la caisse

Un sac d’orge pour mes poules

Pour tourterelles qui roucoulent…

En passant, à trois déesses,

Je slamai un petit quatrain

Mais j’aperçus deux petits malins

Blottis au fond d’un recoin

Qui me regardaient d’un air coquin.

Je fus pris d’une envie subite

De leur raconter une histoire

Comme un bonimenteur de foire…

Quand j’eus fini, la messe dite

Derrière moi nombre de gens

Formaient un attroupement,

J’étais content !.

Cet article a été posté le Dimanche 30 juin 2013

Stupeur!

4 avril 2020

Comment ? Cette horrible chose

Aurait osé franchir la frontière,

Sans qu’on en devine la cause,

Sans qu’on ait le temps de faire barrière?

Un premier mort avertissement…

Mais ce n’est rien, minimisons!

Puis quelques cas, évidemment…

On pourra maitriser l’invasion.

Chez les voisins, c’est différent!

Gardons les yeux sur nos talents!

Bizarre! Bizarre! Le mal s’étend,

Grâce aux prières, évidemment.

Bonne occasion! quarante neuf trois

Confinement silence, ma foi!

Finies, toutes manifestations!

D’ici qu’on lève l’interdiction……..

 

 

 

 

 

 

Radotage: ceux qui ne veulent pas aller à l’hôpital

4 avril 2020

Terreur de vieux paysans

« SURTOUT! Ne pas faire parler »

Telle avait été leur façon

De vivre, de se comporter.

Surtout ne pas donner de raison

Aux forts, aux puissants initiés

De venir fourrer leur nez

Dans leur manière de subsister.

z’avaient vraiment mal supporté

Au temps où ils avaient un bébé

Qu’une assistante sociale

Se ramène et tout déballe

Et dans la situation

Vérifie que les biberons

Avaient bouilli avant tétée,

Que les langes étaient bien lavés.

Ne voulaient pas être « assistés »..

Quand la Marie un jour sentit

Que son bras ne se levait plus

Que sa jambe semblait bouillie

Qu’elle ne parlait presque plus,

Malgré la peur qui la tordait

Elle ne voulait surtout pas

Du médecin qui l’enverrait

Dans un bicêtre et pis voilà.

L’André non plus point ne désirait

Ouvrir les yeux sur la question:

« De l’arthrose que c’était

Un avécé qu’est-ce que c’est donc? »

Si la Marie chaque pas tangue

Si les gens la voient éclopée

Il y aurait de bonnes langues

Pour dire qu’elle l’aura mérité,

Que le Bon Dieu l’aura punie

Et puis… Et puis… Et puis…

Allez savoir ce que feraient

Les abrutis de la mairie?

Ils pourraient bien, ils pourraient

Décider que c’est bien fini

Qu’il faut rentrer à l’hospice!

Alors, quels que soient les sacrifices,

Surtout que personne ne voie

Qu’elle ne peut plus suivre sa voie.

Et l’André, comme si rien n’était

Soigne les poules, range sa grange

Et va au bois pendant qu’elle dort.

La Marie voyant qu’il sort,

Veut préparer le déjeuner

Et s’étale sur le pavé

Sans réussir à se relever…

Au retour de son mari

C’est la grande discussion:

Surtout n’en rien dire aux amis

Ni aux jeunes pas question!

Ils placeraient ce téléphone

Qui devrait en cas de besoin:

Juste un bouton et pis ça sonne

Chez l’un des fils, s’il n’y est point

Chez le second et par défaut

Chez les pompiers ça point ne faut!

On saurait qu’il faut des soins

Ce serait vite à l’hôpital

Plutôt que partir si loin

Mieux vaut mourir, c’est moindre mal.

Cet article a été posté le Lundi 31 août 2015

C… d’abord! (pensées secrètes)

3 avril 2020

Crevez d’abord, le temps qu’on trouve

Pour tuer la maladie qui couve

Un remède certifié par mille et une expériences.

 

Chloro……………………………………………….

 

Ces trucs qui nous foutent la trouille

Qui ne coûtent pas l’appeau d’Ecouille

Par tous  moyens, détruire votre  confiance

 

Controv………………………………………………

 

Crevez! Crevez! Mais en silence

Si nous ne sommes pas en avance

C’est seulement, (chut! motus!) que nous espérions

 

Ah! Zut!……………………………………………

 

Que ce soit les vieux qui s’en aillent

Mais si des jeunes vaille que vaille

Laissent leur peau, alors, prudents, tentons.

 

Chut!…………………………………………………………..

 

Juste à un seul pas de la tombe

Pas plus tôt, le mieux que rien, ce serait bombe

Pour démontrer que nous avons raison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos de cinéma

2 avril 2020

Il paraît qu’un homonyme

Travailla dans le cinéma…

Même de portion infime,

Ces créations ne connais pas…

Il y a quelques mois à peine,

Passant devant ma maison,

Un certain metteur en scène,

J’ignore pour quelle raison,

Me demanda si, peut-être,

Il pourrait en faire décor…

Comme je laissais paraître

Hésitation sur les bords,

Il crut m’appâter avec de l’argent.

Le pauvre ne pouvait savoir

Que pour fric, je ne me vend.

Pourtant, si près du lavoir,

M’avait proposé

Un rôle d’utilité,

J’aurais accepté!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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