Vers le pouvoir personnel?

27 juin 2017

Voyez! Voyez! comme on l’encense!
Comme un Dieu, il marche sur l’eau
Pas de commentaire, SILENCE!
Avec LUI, tout devient BEAU!
Avec son armée de toutous
De félons, de gens avides
Sûrs de bouleverser tout
Nous voilà prêts pour le grand bide!

La dictature est en marche
Silence! Dans les rangs!
Poutine n’est qu’un patriarche
Pour nous ce sera pire, vraiment!
Bien encensé par la piétaille
Le monarque jupitérien
Risque fort, on verra bien,
Qu’à ses obsèques, il faille
Comme pour Louis le bien aimé
De nuit en cachette l’enterrer
Pour tous les crachats éviter….

A ma petite poule naine

26 juin 2017

Tu as donc, petite poule naine,
Profité de cette semaine
Pour, bien cachée sous les broussailles,
Te mettre à couver vaille que vaille… 
Tu n’es d’ailleurs pas égoïste:
En regardant, j’ai fait la liste:
Un oeuf de chacune de tes voisines
Et trois des tiens, bonne copine!
Je sais que ta couvée naîtra
Un jour où ne serai pas là.
Mais j’ai pour toi cette assurance
Tu as toute ma confiance:
Tu sauras trouver le meilleur
Pour tes petits: tu as grand coeur.
Prends seulement garde à la buse
Qui tournoie et que j’accuse
De fondre sur les poussins
Que son oeil perçoit de loin.
Reste bien sous les ombrages
Ou dans l’abri de la cage!
Et que tes sept petits poussins
En liberté croissent bien! 

il suffit d’une semaine

25 juin 2017

Il suffit d’une semaine
Et les voilà toutes à la peine!
Je ne parle pas des déesses
Qui de leur œil me font caresse…
Mais bien de toutes mes fleurs
A qui pourtant de grand cœur
J’avais mis des compte-gouttes…
Au retour, elles penchaient toutes!
Ce n’était pas l’orage
Qui pouvait les consoler
Sur leur âme pesait nuage
Je ne pouvais leur parler.
J’ai souffert toute la semaine
A pleurniché la verveine
Pourquoi tu n’étais pas là?
Demandait le surfinia
Seuls les lys asiatiques
Toisaient d’un air sarcastique
Les pleureuses demoiselles
Epanouis dans leur coupelle…
Bon ça va, mes jolies compagnes
Ce soir douche de campagne
Bain de pieds, peeling caresse
Car je vois que le temps presse.

Une semaine de suspens…

16 juin 2017

Que toute la semaine à venir soit douce et favorable à mes visiteurs. Je m’absente quelques jours, mais je reviendrai bientôt! Le temps de la transhumance n’est pas encore venu pour moi.
BONNE SEMAINE A TOUS!

Moments de délice!

16 juin 2017

Quand je retourne, tous les trois mois,
Près de chez moi, autrefois,
C’est toujours le coeur rempli de joie
Que plein de personnes je revois…
Ce n’étaient pas forcément des amis
Mais des relations agréables
L’éloignement les embellit
Rend leur rencontre inexprimable.
Ici d’anciens parents d’élèves
Qui me saluent gentiment
Me parlent du sort de la relève
Me racontent joies et tourments.
Là des militants d’autrefois
Qui n’ont pas pris la même voie
Mais surtout j’aime à Géant
Quand mes déesses* préférées        *de caisse
Pour un instant quittent leur banc 
Et osent venir m’embrasser!
Dans ces cas-là, je fonds,
Je fonds!

Troupiaux, troupiaux…

15 juin 2017

Troupiau! Troupiau!
Je n’en avions guère
Troupiau! Troupiau!
Je n’en avions piau!
Quand je vois un troupeau…
Mon arrière grand-père,
Les jours de grand beau,
Bien que ne parlant guère,
Nous racontait comment,
Lorsqu’il était enfant,
Le long des éboulis,
De touffes en buissons,
Il suivait les brebis,
Il suivait les moutons.
Là-haut, dans le repli,
De pierre et de branchages,
Etait la bergerie
Où rester pour l’alpage.
Oh! le chemin suivi
N’était pas le plus court!
Ce n’était que celui
Du caprice du jour.

Merci à mes visiteurs

14 juin 2017

MERCI à mes visiteurs!
Vous fûtes 526 hier à visiter mon radeau;
je suis très flatté! !
MERCI! MERCI! MERCI!

Pendant que le chéri sautait…

14 juin 2017

Son chéri, en parapente,
De la falaise, devait sauter.
Elle redescendait la pente,
Pédestrement, de l’autre côté.
Je la voyais arriver,
Hésitante, quelque peu,
Car là-bas, sur la chaussée,
Semblant l’attendre, un vieux
Etait planté!
Elle finit par avancer…
« Bonjour, je vais vous enseigner
Quelques notions sur le pays,
Puisque vous n’êtes pas d’ici. »
Et me voilà à lui conter
Je ne sais plus quelle histoire
Poème, conte à ne pas croire,
Et me voilà à radoter
La leçon de géographie
A la portée des étourdis.

Echappé

14 juin 2017

Il faisait trop chaud dans la plaine,
J’étouffais à perdre haleine.
Suis parti au travers des gorges:
Finie la chaleur de forge!
Le soleil caressait gaiement
Les falaises qui  souriaient.
La rivière gazouillait doucement.
Me suis arrêté longtemps
Pour jouir du paysage.
Tout était beau, tout était sage.
La paix
Régnait.

Justin

13 juin 2017

Il était une fois, un vieil homme nommé Justin.
Justin avait connu trois guerres mondiales.
Il avait travaillé et gagné beaucoup d’argent en vendant ses récoltes et ses animaux gras. L’âge arrivant, il s’était retiré dans une bicoque sans luxe, mais confortable. Un de ses principaux passe-temps était de regarder les passants sur le chemin qui bordait sa maison. Il échangeait un mot par-ci, un mot par-là, parlait du temps et des récoltes.
Un matin de beau temps, il vit passer un cirque.
Un cirque au village, voilà qui est surprenant, pensa-t-il. Il était courageux ce matin-là, pas trop  recru de rhumatismes, il  décida donc d’aller voir sur la place. Le chapiteau dressé, les animaux en cage allaient bien le distraire pendant une heure ou deux…
Comme il passait près de la cage du lion, il entendit une voix caverneuse qui l’interpelait… Justin se retourna, il ne vit personne: la place était  déserte, les herbivores n’étaient même pas sortis des cages, encore…
Justin se dit que l’âge lui jouait un mauvais tour… Il secoua la tête et avança d’un pas…
« JUSTIN!! » son coeur sursauta: quel était l’abruti qui cherchait à le surprendre? Il regarda partout et ne vit toujours rien.
Il devait bien y avoir une explication!
Après tout ce qu’il avait connu, les voix qui viennent de l’au-delà, il savait bien que c’était de l’arnaque, que la fameuse pucelle de Domrémy avait inventé son histoire pour  méduser le bon peuple et que si elle avait reconnu son roi parmi d’autres seigneurs, c’était seulement parce qu’enfant, il avait joué avec elle. Toutes ces histoires avaient des explications, et ce ne serait pas lui  le pigeon de ce genre de farce… »JUSTIN!!! »  « JUSTIN !!! Ecoute-moi!!! » Justin secoua la tête décidément, on l’appelait bien… Mais qui? Il fouilla du regard les moindres recoins, fit le tour des camions, l’appel continuait à retentir dans sa tête… Constatant qu’il diminuait lorsqu’il s’éloignait du lion, il revint devant le fauve… « JUSTIN! n’aie pas peur! écoute-moi! » Bon dieu! Le lion parlait!  Justin se gratta la tête, il se pinça le bras, il sentit tout à coup de l’humidité dans la jambe de son pantalon. C’était une histoire à dormir debout! A se frotter les yeux d’incrédulité… Le fauve restait calme dans sa cage, mais il parlait! Justin s’entendit demander: « Qu’est-ce qui m’arrive? Je crois entendre une bête parler, maintenant?
_ Et tu as bien raison, Justin! Puisque tu es le premier du village à me rendre visite, je vais te confier un secret: demain, ici, la terre tremblera, le clocher de l’église s’écroulera et un énorme rocher déboulera de la montagne. »
Justin avait bien entendu parler de ces prédictions qu’avaient reçues ici et là et même pas très loin, à LA SALETTE , des enfants innocents, mais elles étaient sans doute des hallucinations… Justin ne croyait pas aux apparitions… Lui, Justin ne se serait pas laissé berner par un phénomène aussi étrange!  Sûr que quelqu’un, caché, peut-être dans un faux plancher cherchait à le tromper…
 Quand même, malgré toute sa sagesse, il avait eu une belle émotion!
Justin rentra chez lui, un peu inquiet malgré tout: si c’était cela devenir gâteux, entendre des animaux parler… Il avait du mourron à se faire! Et puis que dirait-on de lui au village?  D’ici que le Maire décide de le faire enfermer…
Toute la journée, il resta en suspens, à la recherche de la moindre parcelle de déraison…
Il regarda le clocher, de loin. Le coq trônait conquérant au sommet d’une flèche frêle.
Il inspecta la montagne: juste au droit de sa maison, il y avait ce rocher suspendu à la pente, posé là depuis des millénaires… Jusqu’au soir, Justin se sentit mal à l’aise… Il eut de plus en plus l’impression d’avoir du mal à respirer… Le soir tombait quand, n’y tenant plus, il appela les pompiers.
Hospitalisé d’urgence, Justin ne sut pas, le lendemain que la terre avait tremblé et que sa maison n’était qu’un tas de ruines pulvérisé par un rocher.

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